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Article mis à jour le 18.07.2025

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J'ai fait du WWOOFing dans une ferme queer

J’aspirais à trouver ma place dans une ferme qui m'accueille comme je suis, avec mon passing de meuf et mon pronom “il”. J'ai alors cherché et découvert l'existence de "fermes queer". Retour sur un WWOOFing dans une ferme collective en Saône-et-Loire.

Maison collective où dorment les WWOOFeu·ses et où on partage les repas.
Bergerie accueillant les 200 brebis du troupeau, avec le coin pause café sur les bancs devant.
On distribue des céréales, les brebis sont ainsi occupées à manger pendant qu'on les traie.
Ici les brebis, on les surnomme les "brebz".
“Ok, maintenant tu saisis les deux gobelets trayeurs et tu viens les placer sur les trayons” (= les tétines).
Chaque brebis a sa personnalité. Ce que Cécile et Claire aiment particulièrement chez elles, en comparaison avec les chèvres, c'est leur sens du collectif : pas de combats entre elles pour devenir cheffe !
L'auteur, militant et travailleur de l'associatif : Mazza

"Je milite et travaille dans des associations écologistes et pour la justice sociale depuis une dizaine d'années. Enfant, j'avais plaisir à m'occuper des chèvres naines de mes parents et je rêvais d'une ferme en plastique pour Noël. Je crois que j'étais fasciné par le processus de fabrication, de la terre à l'assiette. C'est un stage de master au Malawi pendant 6 mois qui m'a fait réaliser la dimension politique de l'alimentation. Je vivais dans un village qui visait l’autosuffisance alimentaire, alors que tout autour régnaient des monocultures de tabac héritées de la colonisation et destinées à l'exportation. Un an plus tard, je commençais alors une alternance au CCFD-Terre Solidaire, une ONG qui lutte entre autres pour la souveraineté alimentaire, et décidais d'écrire mon mémoire sur la dimension sociale de l'agroécologie. Mon envie de mettre en pratique mes apprentissages m’amena à faire plusieurs WWOOFing en France. Aujourd'hui salarié de l'association, je m'engage en parallèle sur les questions de burn-out militant et de soin dans les luttes."

Étape 1, on verse le lait tout juste arrivé de la machine de traite dans un bac de préparation, et on le chauffe à environ 33 degrés. On y ajoute du yaourt et du petit-lait et on laisse maturer pendant 50 minutes.
Étape 2, on emprésure, c'est-à-dire qu'on ajoute de la présure (un coagulant extrait de l’estomac des jeunes ruminants) pour obtenir du caillé (= la partie solide du lait).
Étape 3, comme il faut attendre 45 minutes à 1 heure pour que le caillé se forme, on fait la vaisselle. C'est une grosse partie du travail, le lait cru étant vivant et donc sensible aux contaminations.
Étape 4, on plonge le tranche-caillé métallique pour séparer le caillé (solide) du petit-lait (liquide). On alterne ensuite plusieurs fois entre brassage manuel de 5 minutes et phase de repos.
L'étape 5, c'est l'étape du moulage. Le caillé est mis dans des moules avec des trous pour laisser s'écouler le reste de petit-lait... qu'on donnera ensuite aux cochons.
Étape 6, on laisse sécher environ 24 heures. La feta sera ensuite mise en saumure (= préparation liquide très salée). Après minimum 10 jours, la feta sera prête à être vendue au marché.
En plus du fromage type feta, la ferme produit de la tomme et des yaourts.
Pour préparer le marché on sort des produits du frigo et on les charge dans le coffre du camion.
L'installation du stand est terminée et les client·es arrivent. Quand il y a moins de monde, Claire en profite pour saluer les autres product·rices et acheter des légumes pour les repas collectifs.

La ferme de la Pierre Levée 🐑

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Deux WWOOFeuses de la Pierre Levée ont confectionné cet épouvantail.
Posté à l'entrée de la ferme, il brandit la pancarte "À bêêê le patriarcat !"

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