Faire du WWOOFing, c’est aussi partager la vie d’une personne ou d’une famille. Pour démarrer sur de bonnes bases, une petite révision des basiques de la vie collective rafraîchit toujours la mémoire. C’est ce que conseille Jean-Jacques Fasquel, grand habitué du WWOOFing qui partage ses expériences dans ses « Carnets de WWOOFing ».

« Soyez proactif pour mettre la table ou la débarrasser, proposez de cuisiner votre spécialité, d’étendre la lessive ou encore de passer un coup de balai dans la salle à manger, comme le ferait un autre membre de la famille. »

Les us et coutumes, les règles de savoir-vivre

« Vous allez débarquer dans l’intimité d’une famille. Même si cette dernière accepte, en conscience, de vous accueillir et de partager son quotidien avec vous, soyez respectueux des règles de vie de vos hôtes et ayez du savoir-vivre.

Pour ce qui est des tâches domestiques quotidiennes, participez sans attendre que l’on vous sollicite. Soyez proactif pour mettre la table ou la débarrasser, proposez de cuisiner votre spécialité, d’étendre la lessive ou encore de passer un coup de balai dans la salle à manger, comme le ferait un autre membre de la famille.

Pour les travaux de la ferme, mettez-vous dans une position d’apprenant humble, positif, volontaire et curieux. Vous n’avez pas bien compris une consigne ou appréhendé un geste ? Demandez à votre hôte de réexpliquer sa demande pour éviter de vous mettre dans une position inconfortable ne sachant pas exactement comment procéder, au risque de faire une bêtise. Les erreurs font partie de l’apprentissage et seront tolérées, mais autant les réduire au maximum. Votre hôte vous confie sans a priori son outil de production, la caisse de son étal au marché ou encore les clés de sa maison… Alors soyez à la hauteur de sa confiance.

Montrez-vous ouvert ! Vous venez découvrir une autre façon de produire et de vivre la société. Toutefois, cela n’empêche en rien de questionner votre hôte sur sa pratique ou des faire des propositions. Les étonnements du « candide » sont une vraie richesse pour les paysans qui ont souvent le nez dans le guidon et n’ont pas toujours le loisir de prendre du recul. Si vous avez des compétences spécifiques dont vous leur avez parlé, comptez sur eux pour vous demander de les mettre en oeuvre. Ainsi, Anne, une WWOOFeuse, a dessiné l’étiquette du premier millésime du vin du vignoble Celler La Gutina, en Espagne. Dix ans plus tard, cette étiquette est toujours utilisée !

Assez souvent, une complicité, voire une amitié, va naître. Suite à mes séjours, j’ai accueilli plusieurs de mes hôtes à mon domicile et j’ai gardé contact par mail avec d’autres. »

Extrait tiré du livre Carnets de WWOOFing, de Jean-Jacques Fasquel, éditions Terre vivante

96 pages – 10 € – coll. Champs d’action – éd. Terre vivante

En librairies, magasins bio, jardineries et sur boutique.terrevivante.org

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