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« Le WWOOF, c’est l’histoire d’une rencontre. »

« Je m’appelle Stéphane et je suis hôte depuis quelques temps. Le WWOOF, je trouve que c’est le début d’histoires pas ordinaires. Partager son quotidien est une démarche particulière.  »

« Elles commencent le jour ou l’on a pianoté sur un clavier pour commencer son inscription sur le site de wwoof.fr : quelques questions pour raconter son projet, sa maison ou sa ferme, son jardin ou ses champs, quelques animaux à présenter… Un début d’histoire écrite avec un peu d’appréhension : partager son quotidien est une démarche particulière…

« Alors le début… c’est quand ? C’est parfois dans cette petite gare de campagne où l’on attend l’arrêt d’un train, avec quelques voyageurs habitués qui descendent sur le quai, et un ou une avec un sac à dos, qui a l’air un peu perdu(e), qui accroche votre regard et qui tout sourire réalise enfin que si le voyage en train est fini, celui d’une rencontre commence. »

A part en vie de famille, en colocation, en pension ou à l’armée pour certains, le partage de son quotidien avec d’autres personnes n’est pas une habitude ou une expérience si courante ! La réponse favorable arrive avec les conseils de l’équipe de l’association WWOOF France. Mais on sait que ce n’est pas encore vraiment le début…

Mais où commence l’histoire ? Au premiers mails reçus. Un ou une inconnue a donc vu votre profil, lu plus ou moins bien votre description, s’est efforcé de son côté à se présenter et s’acquitter de sa cotisation à l’association. On est donc en terrain neutre, en égalité d’engagement. Les petites phrases pour expliquer ce qui est attendu, ce qui est offert comme ce qui est espéré.

Un profil de WWOOFeur à décoder. Novice ou expérimenté ? Est-ce un terre-à-terre ou une rêveuse ? Une pragmatique ou un utopiste ?

Comment deviner ce qui ne se découvrira qu’ensemble, en partageant un travail ou un repas ? Alors on ne se fixe pas de règle autres que « Ouvert ou fermé » cette semaine demandée. Si il n’y a plus de place, ou que la demande est trop décalée par rapport à ce que l’on peut apporter, c’est « Non » l’histoire s’arrête… Mais on peut envisager d’autres histoire en choisissant le bouton : « Peut être » ou « Oui » Avec le « Peut-être » c’est peut être le début de l’histoire : quelques échanges de messages, une adresse mail ou Whatsapp pour faciliter l’échange. Un peu plus de précisions sur les disponibilités, sur le travail ou les loisirs prévus, sur les conditions d’accueil, sur le projet poursuivi aussi bien par le voyageur que par l’hôte.

La magie de la rencontre commence avec la sincérité des réponses

La magie de la rencontre commence avec la sincérité des réponses, la compréhension des attentes ou des contraintes. Et si c’est le « Oui » qui l’emporte alors c’est un bon pas vers le début… Mais il y a parfois des cailloux sur le chemin : un désistement de dernière minute ça peut arriver, une autre direction subie ou choisie et l’histoire n’aura pas lieu…

Alors le début… c’est quand ? C’est parfois dans cette petite gare de campagne où l’on attend l’arrêt d’un train, avec quelques voyageurs habitués qui descendent sur le quai, et un ou une avec un sac à dos, qui a l’air un peu perdu(e), qui accroche votre regard et qui tout sourire réalise enfin que si le voyage en train est fini, celui d’une rencontre commence. C’est peut-être le bruit de ce doigt qui frappe au carreau d’une porte ouverte (qui ferme sa porte en été à la campagne?) et cette silhouette qui sort de la lumière du dehors pour entrer dans la fraîcheur d’une maison en été, un premier bonjour, une première embrassade. L’histoire a donc un début. Le reste de l’histoire, c’est une question de chance, de climat, d’opportunités… Et c’est l’histoire d’une rencontre.

La rencontre avec une scientifique bardée de diplôme qui vous dit tout son bonheur d’avoir les mains dans la terre, la fierté d’un jeune autiste de partager le quotidien d’une famille, le savoureux de faire un dessert avec une recette d’une grand-mère d’un pays lointain…

C’est la rencontre avec une scientifique bardée de diplôme qui vous dit tout son bonheur d’avoir les mains dans la terre, sa joie de diriger un troupeau vers une bergerie, sa satisfaction d’avoir changé le monde en désherbant un carré d’oignons ou éclairci un rang de carottes. C’est la fierté d’un jeune autiste de partager le quotidien d’une famille inconnue, de travailler en silence, d’avoir la paix dans son monde avec l’odeur du foin qui remplit la tête et calme les angoisses de vivre dans un monde si compliqué. C’est le savoureux de faire un dessert avec une recette d’une grand-mère d’un pays lointain, recette faite avec les fruits du verger et les produits de la ferme, qui montre que les mille manières dans le monde de combiner du beurre, du sucre de la farine n’ont qu’un seul but : faire du bon pour ceux que l’on aime, quelque soit la religion ou le pays.

On réalise mieux que l’on est que de passage sur cette terre et que vivre en paix est une grande chance à partager.

C’est la découverte du yoga ou d’un nouveau jeu de carte, d’un métier inconnu pratiqué à l’autre bout du monde ou à côté de chez soi, d’une passion à partager ou d’un secret à protéger. C’est une soirée au coin d’un feu, allumé au milieu d’une ancienne cour de ferme, avec les ombres de tous ceux qui ont été présents là un jour, parce que sous les étoiles, on réalise mieux que l’on est que de passage sur cette terre et que vivre en paix est une grande chance à partager. C’est une discussion entamée au milieu d’un semis ou d’un repiquage. Discussion sur le biologique ou sur l’écologie, sur le vivant ou sur sa vie, sur les doutes, les perles et les râteaux, les joies et les chagrins. Toutes ces émotions se partagent en confiance, dans la vie tout se mange, le dessert comme les tripes.

C’est ça l’histoire du WWOOFing, ce n’est pas qu’une histoire de travail à découvrir ou d’un coup de main à donner ou à recevoir pour quelques jours ou semaines. C’est à chaque fois une nouvelle histoire.

Alors c’est ça l’histoire du WWOOFing, ce n’est pas qu’une histoire de travail à découvrir ou d’un coup de main à donner ou à recevoir pour quelques jours ou semaines. C’est à chaque fois une nouvelle histoire, qui commence toujours par un « Vous avez un nouveau message » de WWOOF France.

Et la fin alors ? Est-ce qu’il y a une fin ? Le secret c’est qu’il n’y a pas de fin. Ce qui arrive après, ce sera un souvenir qui restera accroché à vie, d’un moment partagé, d’un sourire échangé sur le quai d’une gare ou sur un chemin de ferme. Et si au moment du départ, au moment d’une dernière embrassade, on a un peu d’eau dans les yeux, on pourra toujours dire que c’est un moucheron qui vous a embué les paupières… »

Stéphane, de La Grée Suzanne –

« C’est la découverte du yoga ou d’un nouveau jeu de carte, d’un métier inconnu pratiqué à l’autre bout du monde ou à coté de chez soi, d’une passion à partager ou d’un secret à protéger. »

Voir la ferme de Stéphane

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