Vivre sans gaspiller, réveiller son sens pratique et sa créativité

Faire du WWOOFing, c’est aussi bâillonner le consommateur que l’on a pu devenir et réveiller son côté débrouillard. Recyclage, compost, récupération de l’eau, circuits-ultra-courts, du jardin à son assiette… Des pratiques de bon sens qui ne datent pas d’hier !… Mais enfouies sous la culture de consommation qui dicte les pratiques depuis 60 ans. D’anciens urbains témoignent de leur changement d’habitudes, et la découverte de leur potentiel créatif suite à leur séjour de WWOOF.

Félix et Estelle, la trentaine « On nous a passé des recettes et des façons de faire. »

Après cinq mois de voyage en Asie, nous avons décidé de rentrer en France pour y poursuivre notre voyage : nous avions vu des choses superbes mais aussi l’impact du tourisme de masse. Les guesthouse étaient souvent tenues par des européens et peu d’argent retombait à la population locale, de superbes endroits naturels étaient rasés pour implanter des centres commerciaux, les coraux étaient détruits par les bateaux touristiques… Nous avons alors poursuivi notre voyage en France en faisant du WWOOFing. Notre idée était de découvrir les régions où nous pourrions nous installer après avoir quitté nos boulots en agence de communication à Paris, où ce n’est pas facile d’être un éco-citoyen !

Nous avons mangé des produits frais et de qualité.

Grâce aux rencontres que nous avons faites, nous avons expérimenté la culture du vrac, construit des palissades et des toilettes sèches à partir de matériaux de récupération, appris à faire des éponges, de la lessive… On nous a passé des recettes et des façons de faire. Et surtout, nous avons mangé des produits frais et de qualité. J’ai découvert d’autres façon de faire un repas avec la cuisine végétarienne qui est très créative.

Aujourd’hui, nous avons posé nos valises dans le Tarn où nous nous sommes fait des copains en WWOOFing. J’y suis une formation maraîchage bio/paysan-boulanger dans l’idée de m’installer dans une ferme. Estelle est très impliquée dans le monde associatif local : épicerie sociale, accueil de réfugiés, travail avec Nature et Progrès… Où elle apporte ses compétences en communication.


Dorothée, 38 ans « J’ai acquis plus de respect pour la production agricole BIO et en permaculture, qui nécessite un investissement de tous les instants »

« J’ai adopté un mode de consommation moins générateur de déchets, comme la généralisation du vrac, et l’adoption du compostage. On faisait cela à la ferme, et ça m’a inspirée. »

Je suis une citadine, j’étais juriste et j’ai grandi en ville dans une famille très carnivore. Le WWOOFing m’a fait découvrir un autre monde. .

Ça m’a guérie des précautions inutiles qu’on m’a inculquées.

J’adorais déjà cuisiner avant d’aller en WWOOFing, mais cuisiner pour une collectivité, avec la contrainte d’un choix limité d’ingrédients du fait d’utiliser les produits que l’on avait sous la main, m’a vraiment enthousiasmée, et j’ai beaucoup aimé la créativité qui naît de la contrainte. Ça a m’a guérie des précautions inutiles qu’on m’a inculquées, comme jeter un légume moche par exemple. Surtout, quand on a expérimenté le maraîchage, un travail très engageant sur le plan physique, jeter un légume devient sacrilège ! J’ai pris conscience que les légumes et les fruits ont une valeur bien plus forte. Qu’on ne doit pas les balancer sans que ce soit du mépris pour le travail et les ressources naturelles que ça représente. Si effectivement le wwoofing m’a fait appris quelque-chose, c’est la valeur symbolisée par un légume, liée au travail, à l’effort et au temps passé en amont à le cultiver. J’ai acquis plus de respect pour la production agricole BIO et en permaculture, qui nécessite un investissement de tous les instants.

 De plus, j’ai adopté un mode de consommation moins générateur de déchets, comme la généralisation du vrac, et l’adoption du compostage. On faisait cela à la ferme, et ça m’a inspirée.


Eric, 54 ans « J’ai décidé d’être cohérent avec mes valeurs et de vivre avec le moins de choses possible. »

« Personne n’est parfait, chacun essaie de faire au mieux avec ses moyens. »

J’étais ingénieur informatique dans une grande ville et j’avais un fort pouvoir d’achat. J’aimais sortir avec des copains et discuter. Mais je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de bonnes intentions, mais trop d’écarts entre les mots et les actes de beaucoup de gens que je connaissait en ville. J’ai décidé d’être cohérent avec mes valeurs, et donc de vivre avec le moins de choses possible. Pour cela, j’ai vendu mes affaires pour aller à la rencontre des personnes qui font la transition écologique, en vélo ou en train, juste avec un petit sac à dos.

Discuter avec les hôtes des arrangements qu’on est obligés de faire à contre-coeur.

Je fais des pauses et je retourne régulièrement chez moi. Aujourd’hui, j’ai passé en tout 24 semaines en WWOOFing dans 7 lieux différents. Je connaissais déjà beaucoup de choses en permaculture et sur un mode de vie plus sobre. J’ai découvert des personnes plus impliquées que moi, comme cet hôte qui limitait ses achats de produits non locaux, comme le café ou le thé par exemple. La plupart essaie de limiter sa consommation d’eau, de récupérer l’eau de pluie, d’utiliser peu d’emballages.

J’ai souvent eu l’occasion de discuter avec les hôtes des arrangements qu’on est obligés de faire à contre-coeur. Par exemple cette hôte qui fait du bio mais utilise du plastique sur ses planches pour limiter le désherbage et l’humidité. Elle est consciente des pas à faire mais essaie de faire de son mieux avec ses moyens. Personne n’est parfait, l’important c’est d’essayer.


Sandra, 32 ans, « Rien n’était considéré comme nuisible, il s’agissait plutôt de réguler, pas d’exploiter. »

« J’ai découvert le maraîchage, l’ostréiculture, le travail de la vigne et je vais bientôt aller dans une cressonnière ! »

J’ai toujours vécu en ville, je suis professeur d’espagnol et je passe mes vacances en WWOOFing depuis un an. J’ai découvert le maraîchage, l’ostréiculture, le travail de la vigne et je vais bientôt aller dans une cressonnière !

Je me souviens de cette famille qui n’achetait que le minimum… Pourtant leurs enfants connaissaient énormément d’histoires et de jeux. Ils utilisaient essentiellement la bibliothèque, la ludothèque et pratiquaient beaucoup l’échange et le troc. Chaque semaine les enfants découvraient de nouveaux livres et de nouveaux jeux. L’ambiance était très douce, très paisible.

Tout était interconnecté !

Beaucoup d’hôtes pratiquent le circuit-court, je le savais bien sûr avant de partir, mais c’est devenu plus concret pour moi. Voir cette dame qui récupérait les coquilles d’huitres broyées de son voisin ostréiculteur pour renforcer la coquille des oeufs de ses poules par exemple. Ou chez un autre hôte où les poules aident le pommier en picorant les vers et parasites et en aérant un peu la terre, le pommier les protège des rapaces avec ses branches, etc. Rien n’était considéré comme nuisible, il s’agissait plutôt de réguler, pas d’exploiter. Il ne tuait pas le renard qui l’aider à se débarrasser des petits rongeurs. Tout était interconnecté !


Virginie, 31 ans « Arroser avec la récupération d’eau de pluie permet de visualiser ce que l’on consomme »

Je vis à Paris où je suis urbaniste. J’ai déjà fait trois séjours de WWOOFing. Ce qui m’a marqué, c’est la prise de conscience que j’ai eu sur les fermes où on récupérait l’eau de pluie. En arrosant, on voit la baisse du niveau et cela rend la consommation très concrète : on visualise ce qu’on utilise. En ville c’est plus abstrait, ça coule tout seul !

« Quand je reviens de WWOOF je suis choquée de voir les légumes bio emballés dans du plastique au supermarché et je n’ai plus envie d’y aller. »

Le compostage qui est difficile à réaliser en ville, est une évidence à la campagne. Les déchets se transforment en ressources, servent à enrichir la terre. Il y a peu de déchets dans les poubelles des fermes où je suis allée. Quand je reviens de WWOOF je suis choquée de voir les légumes bio emballés dans du plastique au supermarché et je n’ai plus envie d’y aller.

A Home away from Home: Foreign Hosts in France on Welcoming WWOOFers from Their Home Country and All Over

Having uprooted from the mother country and settling in a new land, foreign hosts retell their stories of how they came to be in France, started organic farming, and welcomed WWOOFers from back home as well internationally.

Boff, Egyptian host in Cantal

« I can’t say that I have gotten a WWOOFer from my home country yet. I don’t think WWOOFing is very well known in Egypt. There is not a farming or organic mentality there. »

I am from Egypt and my wife is from Scotland. I’ve worked in Scotland but we didn’t meet until working in Abu Dhabi where I was for many years. What brought me to France? I always get asked this question haha! When we retired, we wanted to renovate a barn, and found the most beautiful old barns to be in France, not to mention that the countryside where we are in south-central part reminds us a lot of Scotland.

I can’t say that I have gotten a WWOOFer from my home country yet. From all over, yes! Our first WWOOFer was a girl from Japan who worked on a cruise ship. Another was an American firefighter. Others from Denmark and China. I don’t think WWOOFing is very well known in Egypt. There is not a farming or organic mentality there. But we have gotten WWOOFers from the UK and that’s always nice. A WWOOFer from Scotland stayed for 45 days; it felt like family. My wife would make a typical Scottish broth with lamb and barley. Great for winter!

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Jan and Inge, hosts from Holland in Cévennes, believes in everything eco-sustainible from food to fashion

« Most WWOOFers are people with hope and good intentions that want to change something. We find that in all WWOOFers who come whether they are from Holland or elsewhere. »

I came to France because I grew up in the countryside and wanted to give that lifestyle to my kids. In Holland, where I am from, that’s harder to do. Here there is more space to grow up in nature; the southern lifestyle is more easygoing than what I’m used to in the Dutch city.

We really haven’t hosted a lot of WWOOFers from our own country—I would say about two. And honestly I don’t find it different than hosting WWOOFers from elsewhere. Most WWOOFers are people with hope and good intentions that want to change something. We find that in all WWOOFers who come whether they are from Holland or elsewhere. With the ones from our own country, we talk about the differences between there and France: how there is little space in Holland, how there is much more regulation and social control. It’s an economically rich country and we find that people are less interested in changing eco-sustainability for the better.

That’s why we started doing WWOOFing here and how we started to attract WWOOFers with the same philosophy of life. I renovated an old abandoned home where we now live in countryside of southern France and practice permaculture and my wife uses reclaimed clothing to do upcycled, local vintage fashion.

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Daniel, off-grid living in the Alps

« All anglophone countries share many things in common because of the language. And that’s the big marker for feeling normalized and back to my roots in a foreign country. »

My wife is what brought me to France. She’s french however we met originally in Thailand and after moving to and working in Mexico, the US and Paris, I was ready to get out of cities and into the countryside where we could realize our dream: zero waste permaculture where people can vacation with little impact on the environment.

I’m Canadian, but when looking for places to buy we chose France over Canada for a few reasons. Better weather for one, and a better growing season for living off-grid. Also, doing eco-tourism is easier being located in the alps where a lot of Europeans come through. Getting around Canada is more complicated and expensive.

We receive WWOOFers from all over the world, after all our goal is to be international. However, there is a sense of familiarity and comfort in welcoming those who speak English. It’s not even a Canada thing, but an anglophone thing. Whether it’s talking about music or films or jokes with a few cold beers—all anglophone countries share many things in common because of the language. And that’s the big marker for feeling normalized and back to my roots.

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David, English wine and veggie grower in Occitanie

« There is a sort of comfort and camaraderie with other anglophones, and I’m sure they find that sense of normalcy WWOOFing with an English speaking host in France. »

We used to holiday in France every year. I felt the time was right for a change with Brexit happening as I felt I was European at heart. We moved to France to do Organic farming and now we’re settled here. It’s quite different than London where we were living before. We actually know our neighbors by name. Yesterday my neighbor came by, he lives behind me, a hunter and left us a large quantity of wild boar meat. It’s such a difference from our nameless neighbors in London that only stopped by to pick up a parcel. People here are generous.

We get more anglophone WWOOFers than anything else. A few requests from back home, but not loads. I get a lot of anglophone WWOOFers—loads of Americans for example. I’ve never been to the States but after receiving and exchanging with American WWOOFers, I now have a better cultural understanding of the States than I did before, purely on the basis of people we’ve met by WWOOF. There is a sort of comfort and camaraderie with other anglophones, and I’m sure they find that sense of normalcy WWOOFing with an english speaking host in France.

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Maria and Hans, Dutch gardeners in east France

« We are so happy to welcome all the nationalities that want to come into our home. »

I am an artist and painter; Hans is a carpenter. We are both from Holland but our stories of how we arrived to France are different. Hanz came to this country 25 years ago to work on a house for a Dutch architect. After the house was finished he decided to stay because he liked it very much here. I came to France 14 years ago and really, life brought us together. When I met him, I knew he was the one to realize my own projects of off-grid and sustainable living. We thought we would take a nice spot in the natural environment and be self-autonomous. That’s when we took over and transformed a house that was in ruin, and the garden.

People come from all countries—Portugal, Australia, Canada. We get about half English speakers. Dutch WWOOFers are not requesting to come so much. We imagine they want to have another experience, so we have hosted very few. If they do come, it may be because of a certain motive. Like one Dutch girl wants to live in France and have the same idea of what we do, so she asks to stay with us. But we are not looking for a contact with dutch people per se. We are so happy with all the nationalities that are coming into our home.

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WWOOFing in Wintertime? No Worries! There Is Lots to Do

In winter, the pace gets slower as the temperature grows colder. But the work on organic farms continues all year around. From cutting wood to baking bread, WWOOFers and hosts talk about their experiences WWOOFing in wintertime, when there is never a lack for something to do or a warm meal to share.

Marie, organic farmer and baker in Moulières

« Our principal activity is bread-making: Three times a week. All year long. That’s how we do WWOOFing in winter. »

My husband and I were looking for a farm to do organic gardening, when it all started—becoming bakers, that is. We ended up in the Périgord region, cultivating our own grains, raising our chickens, and other organic processes in order to start making bread à l’ancienne. Because we are a bakery, our principal activity is bread making! Three times a week. All year long. That’s why we do WWOOFing in winter as well.

« For the bread-making, there are three batches a week, which means making the breads and pastries in the morning, and going to market in the afternoons to sell fresh. »

There’s all kinds of organic baguettes, croissants, brioches, chocolatines, cookies. In the winter, we also fabricate our own flour and shiitake mushrooms when we are not prepping for market. We typically get more french WWOOFers in the wintertime than summer—the high season tends to bring more foreigners interested in travel. However, there is an American coming next month in February—a chef who wants to learn bread making in France.

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Pauline, a French WWOOFer chez Marie: « Sustainability isn’t just in summer when the weather is nice »

I had finished my studies in political science and decided to do a year of WWOOFing starting last September. I want to focus on eco-sustainability thus WWOOFing made for a perfect personal project. Gardening activities slow in the winter so I’m here doing bread now, and after I will go on to work with a cheese making farm. I wanted to a do a whole year—winter, too—because sustainability isn’t just in summer when the weather is nice, but a 365 cyclical process.

Here at Marie’s, my favorite pastry that we make is the “forrestier.” It’s a sort of pie crust turnover. In the interior there’s shiitake mushrooms from the farm, Gruyère cheese…it’s super good! We always sell out of them at the market.

Laetitia, equestrian and animal farm in Saint Clément

« There isn’t a typical day in winter WWOOFing. Everyday is different, depending on the weather. »

« The activities we do in winter are different from those in summer. There’s still horse riding, cleaning of the stables, also for the goats, sheep, and pigs. The animals spend more time inside in the winter so there’s more cleaning, naturally. We have to cut the wood too for the heating—chopping, gathering it up and bringing it inside. If the weather isn’t nice, we do activities inside where we stay nice and warm, like working in the sewing shop for the summer horse shows. Here we make little artisan things we sell at shows: bracelets, key chains, paintings, etc.

Then end of winter we do lot’s of rewiring for the animals’ enclosures so they have new pastures to graze for the spring. All year around we give horse-riding lessons on the weekends. The WWOOFers help the kids prepare the horse, accompany on rides, and even do a little riding themselves! »

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Chris, an American WWOOFer in Alsace and Bauges

« Discovering WWOOF France turned out to be a great way to spend my winter travels—giving back to hosts who were so hospitable to me during my time there. »

WWOOFing in winter sort of happened spontaneously. I was staying with friends in other parts of Europe when I started to feel like I wanted to find a way to contribute and give back to the hosts of where I was staying; that’s when one of my friends told me about WWOOFing. The first place I stayed was a chateau near Lyon. Incredible! There was an amazing garden that stretched all around, located in the alps. The hosts had me transferring their summer garden plants into the greenhouse for the winter.

The second was a farm in Saint-Marie-Aux-Mines. We were preparing for next years harvest by using the compost collected from the city. We would take it back to the farm and make long rows for the fertilizer and perma-culture in Spring.

These winter WWOOF experiences opened up all kinds of alternative lifestyles for me in a foreign country

I stayed in communal cabins in the snowy mountains, saw a jam session in a recording studio barn, and really got to live the life like my french hosts, all the while feeling honored that I could help and give back.

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Renaud, farmer and baker of Loire-Atlantique

« Since we are a growing organic community, we have activities all year around. »

In fall, we start preparation of the gardens and to start preserving for winter. We teach our WWOOFers to make preserves of tomatoes, ratatouilles, fruit purées; we take all fruits and veggies and transform them with zero-waste. Moving into winter, we prepare and cut the wood, plant trees, and do fences for the sheep. Even some weekends we have work sites that WWOOFers can participate in: eco-constructon and renovation, DIY projects, cleaning and organizing within our farming community. Also very important, as we are for now primarily grain farmers and traditional bakers, is the preparation of wheat seedlings for the grain crops. So, you see, there is always a lot to do!

My dream started with becoming a traditional organic baker but my project is to grow our farm into a shared work space with many other people who share the same dream. Now we just do bread-making, but in the future we would love to expand our community to have beekeepers, vegetable gardeners, others for cheese-making etc. Since we are a growing organic community, we have activities all year around.

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Martinus, farmer located in the region of Bourgogne

« There is never a boring moment…Each season has its own work cut out. »

In summer we prepare for winter. In winter we prepare for summer. WWOOFers participate to their abilities. Chores are adapted to suit them and the weather conditions outside. A few of those activities in winter include:

Cleaning forests
Cutting down trees to make room for pastures and selecting trees which we keep
Planting trees
Pruning fruit trees
Racking leaves
Chopping wood for the fireplace
Repairing fences and putting up new ones
General repair work on the farm and sorting and servicing tools
Cleaning our herb garden and preparing it for the next season
Making jam

« WWOOFING for us is not just about farming. It is a way of life. It is a constant exchange of ideas, culture, language, interpersonal relations. »

One WWOOFER, a guy from Canada, arrived at our farm and as usual we were first getting to know one other. He told me that his father has a Christmas tree farm in Canada and he has some knowledge. I was very happy and thought how I could tap into that knowledge base. After some discussions we decided to prepare and plant a natural hedge on our farm consisting of 150 cypress trees. All done in winter. And trees are all still growing!

This time of year, as it gets dark very early we tend to socialize more. Sit around the fire, cook together, exchange ideas and just talk about life in general. Our children love the idea of WWOOFers as they love to make new friends and play. We also like it as it broadens their (and our) horizons and makes them better at languages.

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Cécile, WWOOF in the Hautes-Alpes on « Harvesting the wicker, a winter specific job. »

Sylvain and Virginie sort the fresh wicker

The wicker is picked in winter, when the sap has come completely down. It is an incredible activity because it is very colorful at a time when the landscape turns black and white. The reds and ocher of the different varieties of wicker warm the heart and the fingers! We accompanied our host in the morning and then we would warm up in his little workshop where the rest of the work takes place. We sorted by size and variety and made pretty bundles before drying them.

Warming up with human exchange and knowledge, rediscovering the sleeping extremities of the fingers.

It is a specific activity for winter and I am very happy to have experienced it. In the quiet moments, we learned to braid the wicker between the two of us, some of whom were very gifted and they showed us their techniques. The ideal is when it’s cold outside: we warm up by human heat, by the exchange of knowledge, and we discover the dexterity of which our sleeping fingers are again capable.

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WWOOF en hiver ? T’inquiète, y’a plein de choses à faire

Le rythme ralentit enfin en hiver. Mais les fermes n’hibernent pas pour autant. Maraîchage, coupe du bois, boulange bio, récolte de l’osier… En ce moment, le WWOOF continue.

Marie, fermière et boulangère bio dans le Lot, préparer notre pain bio avec nos céréales

« La fabrication de notre pain bio, c’est trois fois par semaine, été comme hiver ! »

Mon mari et moi cherchions une ferme à cultiver en bio. Nous nous sommes retrouvés dans le Périgord à cultiver nos propres céréales en bio afin de fabriquer du pain à l’ancienne. Parce que nous sommes une boulangerie, notre activité principale est la fabrication du pain ! C’est trois fois par semaine, toute l’année, été comme hiver. Nous faisons le pain et les viennoiseries tôt le matin et nous vendons ensuite notre pain frais sur le marché. Donc même en hiver, nous pouvons faire découvrir notre métier aux WWOOFeurs qui souhaitent venir nous aider.

Voir la ferme de Marie

Pauline, en WWOOFing en boulangerie « Une année de WWOOF pour vivre un cycle de quatre saisons. »

J’ai terminé mes études en sciences politiques et j’ai décidé de faire un an de WWOOFing. J’ai commencé en septembre dernier. Je m’intéresse beaucoup à l’idée de développement durable, donc WWOOFing est un projet personnel parfait. Les activités liées au maraîchage ralentissent en hiver, j’ai donc choisi de venir découvrir la boulangerie artisanale biologique pendant une partie de l’hiver avant de poursuivre dans une ferme fromagère.

Expérimenter les pratiques durables,

ce n’est pas uniquement l’été quand c’est agréable.

Faire une année complète – hiver compris – était important pour moi. Je souhaitais vivre un cycle de quatre saisons car expérimenter les pratiques durables, ce n’est pas uniquement l’été quand c’est agréable.

Ici, chez Marie, mon pain préféré est le « forestier ». Il est fourré aux champignons shiitake de la ferme et au gruyère… Délicieux ! Et il se vend d’ailleurs toujours très bien au marché.

Laetitia, éleveuse en Auvergne : « débiter le bois et faire de l’artisanat quand il fait froid. »

« Il n’y a pas de journée type en hiver : c’est la météo qui détermine ce que l’on fait. »

« En hiver, les animaux passent plus de temps à l’intérieur donc il y a plus de nettoyage, naturellement. Nous devons aussi nous occuper du bois pour le chauffage – le débiter à la bonne taille, le ramasser et le ranger. S’il fait mauvais, nous nous replions sur l’atelier de couture : nous fabriquons de petites choses artisanales que nous vendons lors de manifestations en été : bracelets, porte-clés, peintures, etc. Enfin, à la fin de l’hiver, nous faisons beaucoup de recâblage pour les enclos des animaux afin qu’ils aient de nouveaux pâturages à brouter pour le printemps.

Et toute l’année nous donnons des cours d’équitation pendant les week-ends. Les WWOOFeurs nous aident à préparer le cheval et font parfois un peu d’équitation ! « 

Voir la Ferme de Laetitia

Chris, WWOOFeur américain en Alsace et dans les Alpes « récolter le compost et protéger les plantes. »

« J’étais honoré de pouvoir découvrir des styles de vie alternatifs en aidant mes hôtes. »

J’ai découvert le WWOOFing un peu par hasard. J’étais en Europe chez des amis et je ne voulais pas passer l’hiver en invité. J’avais envie de contribuer à la vie locale. Un de mes amis m’a alors parlé de WWOOFing. Le premier endroit où j’ai séjourné était un endroit près de Lyon, dans les Alpes. Il y avait un grand jardin et j’ai aidé mes hôtes à rentrer les plantes dans la serre pour l’hiver. C’était un endroit génial.

Ma seconde expérience de WWOOFing était une ferme en Alsace. En hiver, nous devions préparer le sol pour les prochaines plantations : nous avons récolté le compost produit dans la ville d’à côté. Nous le ramènions à la ferme et faisions de longues rangées pour l’engrais et les buttes de permaculture en vue du printemps.

Ces expériences m’ont ouvert toutes sortes de modes de vies alternatives en France : je suis resté dans des refuges dans les montagnes enneigées, j’ai fait de la confiture dans une grange transformée en studio d’enregistrement, etc. J’ai vraiment pu vivre la vie comme mes hôtes français, tout en me sentant honoré de pouvoir aider et rendre ce qu’on m’offrait.

Voir le profil des hôtes en Alsace

Renaud, fermier et boulanger en Loire-Atlantique « Pain, conserves et clôtures. »

« Puisque nous sommes une communauté de métiers bio en pleine croissance,
nous avons des activités toute l’année. »

« Notre ferme regroupe une communauté de métiers en bio. Et j’aimerais encore ouvrir cet espace de travail à d’autres : apiculteurs, maraîchers, fromagers… Nous sommes en pleine croissance et donc nous avons des activités toute l’année.

À l’automne, nous commençons la préparation du sol et nous continuons à transformer les fruits et légumes pour l’hiver. Nous apprenons à nos WWOOFeurs à confectionner des conserves de tomates, des ratatouilles et purées de fruits. Chez nous c’est zéro déchet !

Pas d’ennui dans une communauté agricole !

Au début de l’hiver, nous préparons et coupons le bois, nous plantons certains arbres et nous faisons des clôtures pour les moutons. Si ils le souhaitent, les WWOOFeurs peuvent participer les week-ends : éco-construction et rénovation, projets de bricolage, nettoyage et organisation au sein de notre communauté agricole… Pas d’ennui chez nous ! La préparation de semis de blé pour les cultures céréalières est également très importante, car nous sommes pour l’instant principalement des céréaliculteurs et des boulangers traditionnels. Donc, vous voyez, il y a toujours beaucoup à faire, même en hiver !

Voir la ferme de Renaud

Marthinus, agriculteur en Bourgogne : « Il fait nuit plus tôt, l’occasion de prendre le temps de discuter. »

« Jamais un moment d’ennui en hiver… A chaque saison ses tâches. »

En été, nous nous préparons pour l’hiver. En hiver, nous nous préparons pour l’été. Les WWOOFeurs participent selon leurs capacités. Et il faut savoir s’adapter à la météo. Comme nous avons beaucoup de choses à faire, il y en a pour tous les temps. Un extrait ? Voici un petit inventaire : nettoyage de la forêt : choisir les arbres à garder et ceux qu’il faut éclaircir, couper du bois de chauffage, réparer les clôtures et en construire de nouvelles, entretenir le matériel et les outils, faire les petites réparations, préparer le jambon…

Un jour, un WWOOFeur canadien est venu chez nous : son père cultivait les sapins de Noël au Canada. J’étais très heureux de puiser dans cette mine de connaissances ! Après quelques discussions, nous avons décidé de préparer et de planter une haie naturelle sur notre ferme composée de 150 cyprès. Tout cela en hiver ! Et grâce à lui, les arbres poussent toujours.

S’assoir autour du feu, cuisiner ensemble, échanger des idées.

A cette période de l’année, il fait aussi nuit très tôt. Alors, nous avons tendance à discuter davantage. S’assoir autour du feu, cuisiner ensemble, échanger des idées et parler simplement de la vie en général. Pour nous, le WWOOFING ne concerne pas uniquement l’agriculture. C’est un mode de vie. Un échange constant d’idées, de cultures, de langues. Nos enfants adorent : ils ont de nouveaux amis avec qui jouer. Nous l’aimons aussi car il élargit leurs horizons et leur permet de connaitre plein de langues étrangères.

Voir la ferme de Martinus

Cécile, WWOOF dans les Hautes-Alpes : « Récolter l’osier, une culture spécifique à l’hiver. »

Sylvain et Virginie trient l’osier frais

L’osier se cueille en hiver, lorsque la sève est complètement descendue. C’est une culture incroyable car elle est très colorée à un moment où le paysage, lui, passe en noir et blanc. Les rouges et les ocres des différentes variétés d’osier réchauffent le coeur et les doigts ! Nous accompagnions notre hôte le matin et nous allions ensuite nous réchauffer dans son chaleureux petit atelier où se déroule la suite du travail. Trier par taille et par variété, faire de jolis fagots avant de les faire sécher.

Se réchauffer à la chaleur humaine, à l’échange de connaissances et redécouvrir la dextérité endormie de ses doigts.

C’est une opération spécifique à l’hiver et je suis très contente de l’avoir vécue. Dans les moment creux, nous avons appris à tresser l’osier entre nous, certains étaient très doués et ils nous montraient leurs techniques. L’idéal quand il fait froid dehors : on se réchauffe à la chaleur humaine, à l’échange de connaissances, et on découvre la dextérité dont nos doigts endormis par les claviers sont à nouveau capables.

Voir le profil d’hôte de la ferme

Unspoken Rules: the Do’s and Dont’s of WWOOFing

WWOOFers and WWOOF hosts share their advice on the ‘best practices’ of WWOOFing as well as some general guidelines that may not be so obvious to those unfamiliar with the culture. These rules are not written in stone, nor necessarily spoken outright, but are born of experiences working on organic farms.

Alice, a French WWOOFer in Montesquiou

This Lyon-native, having WWOOFed since 2016, talks about taking initiative, working autonomously, and adapting to rhythm

“Take initiatives. Have motivation to do things. Anything. Set the table, sweep the floor if you notice it’s dirty. Ask if there is anything more you can do. Don’t always wait to be told what to do every minute but try to be autonomous as much as you can. I’ve WWOOFed at farms where the hosts have so much work and the more you can pitch in without them having to stop and explain, well, it’s a huge help. At one farm in the south of France, it was very autonomous. I got up every morning to feed and care for the animals for example. But it’s different everywhere you go. On that note, I would say a good rule of thumb is to honor the rhythm of your host or better yet, know how to adapt yourself to and follow their rhythm. From beginning to end. At one host’s, we had “siesta” until 2 or 3 in the afternoon, and would work after. But with the next host, that wasn’t the case because we ate much later. At every place, it’s a slightly different tempo: meal times, when to shower, work time, work pace, which days are free, and so on.”

Gilles et Christine, biodyanmic and organic wine cultivators in Savoie

Commitment is a commandment to respect between WWOOFers and farms, according to WWOOF host Gilles

« WWOOfing is first and foremost about discovery―not only for the WWOOFers but for us too! They bring us their culture, their knowledge, their eagerness. And we teach them how to cultivate and run a vineyard―everything from the grape harvest to the wine tastings with clients. Openness is at the heart of the philosophy of this exchange, and we love to have our WWOOFers taste local dishes, like escargots, and visit the region. Because we do take our roles as hosts seriously, we expect the same from our WWOOFers. A good rule to respect is that if you make a commitment with a host, keep it! We just have two spots for WWOOFers that in peek season, July and August, are booked; a few times we were stood up by those who had committed to coming and then last minute cancelled. For us, it complicates things for planning and becomes lost opportunities for more serious WWOOFers who want to come. Life happens. There may be an emergency, or you may get sick. But plan your stays with hosts in advance as best you can, and follow through on your word. »

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Jodi-Lea and Jean-Paul, two Australians with experience WWOOFing in France and Japan

Two Australian farmers advise to take caution before working in the sacred gardens of French hosts

“One thing that stood out when WWOOFing in France is that every farmer’s garden is a sacred area that you don’t work in unadvised! Every host attended to their garden in a completely different fashion and what you think you know about gardening can be all wrong―and we come from a farm background in Australia! One Gardner might be bio-dynamic and go by the phases of the moon, another might go by some other system. We had ones with very straight rows and the farmer would rotate them, and then others that might be a circular permaculture garden. One time, there was this messy garden and we thought we were helping by weeding, but accidentally upset the farmer because he had his own time and system for for pulling weeds! In this case, as a permaculturalist, he left the weeds to act as « shade » for the seedlings, locking in moisture and keeping them from being dried out by the sun. Who knew? Not us! Our rule is: do not touch a French person’s garden for the first time unaccompanied!”

Leni: poet, gardner, and veteran host in Dordogne

Leni offers gentle words of wisdom to hosts and WWOOFers

« Being a WWOOF host goes back to this old fashioned idea of hospitality. That word has been stolen by the market for hotels, and business and such. However, here in the Périgord, most people still have a real sense of the traditional custom of hospitality which goes right back to the root of hospice, hostel, hospital―it’s about giving care to people who are away from their homes. And that has always been my attitude in welcoming WWOOFers here. As for the exchange between WWOOFers and hosts, I suppose you can say it’s a two way process. There should be no hierarchy like in a top-down system. To make a pun, it’s an organic process! When you go into someone’s home, it’s a very intimate sort of space. Whatever I have given to WWOOFers they have given me so much more back. I can’t say there is any one general rule. My word of advice would be: Be yourself, don’t hesitate to ask questions. Look around, just look around inside the farm, the house, look outside. Really take a deep breath of fresh air, and don’t necessarily come with preconceived ideas about what to expect. Really observe and don’t hesitate to join in and help. Don’t be shy. That is something I have to repeat a lot to WWOOFers because for a kind of security a lot of people bring their own images that they sort of transpose. You’ve made this big gesture to go WWOOFing so be confident in yourself. Look around with the eyes of a child. »

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Alyssa, an American who WWOOFed in Alsace, Bourgogne and Provence

« Participate as much as you can in the day to day life of your hosts while WWOOFing in France. For foreigners, it’s much more of a unique experience than conventional traveling, like staying in a hostel or in a hotel. Being welcomed in locals’ homes creates a warm and intimate setting―we were treated like family by the people we stayed with! Their sincere hospitality made me want to help my hosts in any way I could to show my deep appreciation. Dive into the work and the relationships with the people you meet without any hesitation, because by being present and engaged, you can open yourself up to life altering changes. In my case, WWOOFing in France has been the most monumental time from my traveling and living abroad; it truly changed my life and how I want to live my life. Working on the farms made me realize how obtainable it is have my own sustainable farm in the future, to grow my own food and have an self-sustaining lifestyle that aligns with my values. It was by talking and spending time with my hosts as much as possible and as they felt comfortable―while working and in my free time―that I learned about alternative lifestyles.”

Louis-Abel, vegetable farmer in Savoie

Simple house manners go a long way with hosts like Louis-Abel

« The ‘savoir-vivre’, or good manners, is important. At the same time, everyone is different, we all have our own personal values and beliefs, so you can’t ask the same thing of everyone. That being said, what I find favorable among WWOOFers are those who participate in many aspects of our daily life as a family, like wiping down the table after eating, or making a meal from time to time. There cannot be a general rule that applies to everyone, as every WWOOF experience is different. My advice to WWOOFers would be to communicate what they would like to learn; it’s not a job interview! But also good communication between WWOOFer and host is key. What is working? What is not working? It’s a dialogue. Another quality I personally appreciate with WWOOFers’ help is spontaneity and autonomy. Finding their own projects to do when they feel inspired or taking over a chore at the farm, like feeding the animals. There’s always something I have to be doing, in-between being a farmer and having a family, I’m always on the go!

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Pia, a Lebanese WWOOFer living in Dubai

Pia discusses the nature of teaching and how her host, Kath, would leave sings all around the farm as a fun way to teach WWOOFers

« I had been romanticizing farm life for a few years and finally decided to try it out. I was a typical city girl in my youth, but now I find myself drawn to nature and it’s raw, abundant beauty. In July of this year, I volunteered for three weeks on a farm in Montendre, next to Bordeaux. The work was relatively easy. I learnt a little bit about permaculture, hand picked Colorado Potato Beetles and beans. I weeded some and helped Kath with the irrigation system. That would be my advice to hosts: be very clear about the work at hand, and have fun teaching. On the farm, Kath had messages placed in different spots about the permaculture way of life. It taught me the twelve design principles. For instance, one sign would say « Integrate rather than segregate, » the permaculture principle being that by putting the right things in the right place, relationships develop between those things and they work together to support each other. That was new to me; and it made sense to me. »

« Qui c’est qui passe l’éponge ? », les basiques de la vie collective

Faire du WWOOFing, c’est aussi partager la vie d’une personne ou d’une famille. Pour démarrer sur de bonnes bases, une petite révision des basiques de la vie collective rafraîchit toujours la mémoire. C’est ce que conseille Jean-Jacques Fasquel, grand habitué du WWOOFing qui partage ses expériences dans ses « Carnets de WWOOFing ».

« Soyez proactif pour mettre la table ou la débarrasser, proposez de cuisiner votre spécialité, d’étendre la lessive ou encore de passer un coup de balai dans la salle à manger, comme le ferait un autre membre de la famille. »

Les us et coutumes, les règles de savoir-vivre

« Vous allez débarquer dans l’intimité d’une famille. Même si cette dernière accepte, en conscience, de vous accueillir et de partager son quotidien avec vous, soyez respectueux des règles de vie de vos hôtes et ayez du savoir-vivre.

Pour ce qui est des tâches domestiques quotidiennes, participez sans attendre que l’on vous sollicite. Soyez proactif pour mettre la table ou la débarrasser, proposez de cuisiner votre spécialité, d’étendre la lessive ou encore de passer un coup de balai dans la salle à manger, comme le ferait un autre membre de la famille.

Pour les travaux de la ferme, mettez-vous dans une position d’apprenant humble, positif, volontaire et curieux. Vous n’avez pas bien compris une consigne ou appréhendé un geste ? Demandez à votre hôte de réexpliquer sa demande pour éviter de vous mettre dans une position inconfortable ne sachant pas exactement comment procéder, au risque de faire une bêtise. Les erreurs font partie de l’apprentissage et seront tolérées, mais autant les réduire au maximum. Votre hôte vous confie sans a priori son outil de production, la caisse de son étal au marché ou encore les clés de sa maison… Alors soyez à la hauteur de sa confiance.

Montrez-vous ouvert ! Vous venez découvrir une autre façon de produire et de vivre la société. Toutefois, cela n’empêche en rien de questionner votre hôte sur sa pratique ou des faire des propositions. Les étonnements du « candide » sont une vraie richesse pour les paysans qui ont souvent le nez dans le guidon et n’ont pas toujours le loisir de prendre du recul. Si vous avez des compétences spécifiques dont vous leur avez parlé, comptez sur eux pour vous demander de les mettre en oeuvre. Ainsi, Anne, une WWOOFeuse, a dessiné l’étiquette du premier millésime du vin du vignoble Celler La Gutina, en Espagne. Dix ans plus tard, cette étiquette est toujours utilisée !

Assez souvent, une complicité, voire une amitié, va naître. Suite à mes séjours, j’ai accueilli plusieurs de mes hôtes à mon domicile et j’ai gardé contact par mail avec d’autres. »

Extrait tiré du livre Carnets de WWOOFing, de Jean-Jacques Fasquel, éditions Terre vivante

96 pages – 10 € – coll. Champs d’action – éd. Terre vivante

En librairies, magasins bio, jardineries et sur boutique.terrevivante.org

Perfectionner le réseau : les abus ou erreurs de casting

Devenir hôte WWOOF France n’est pas automatique. Seule une candidature sur deux est acceptée sur la base des principes de la charte du WWOOFing. Pour préserver le coeur et l’esprit du projet associatif, WWOOF France met un point d’honneur à repérer les abus – côté et hôte et WWOOFeurs – quand ils se présentent. Dans son livre « Carnets de WWOOFing« , Jean-Jacques Fasquel, WWOOFeur aguerri, revient sur ces erreurs de casting.

« En cas d’abus ou de non-respect de sa charte, l’association WWOOF France fait une enquête, entend les parties et peut engager une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la radiation de l’hôte [ou du WWOOFeur ] » (ndlr)

« Vous avez peut-être entendu parler de mauvaises expériences de WWOOFing. Même si elles sont sommes toutes assez rares, elles existent.

Si vous êtes confronté à une situation qui ne correspond pas aux principes du WWOOFing ou à ce que vous avez convenu en amont, si les tâches qui vous sont proposées ne vous conviennent pas, vous paraissent trop répétitives, trop physiques ou trop longues, parlez-en rapidement à votre hôte. En cas d’abus caractérisé, n’hésitez pas à contacter WWOOF France, qui peut faire office de médiateur, et sachez mettre fin à un séjour si une solution ne peut être trouvée.

Plus vous aurez discuté en amont avec votre hôte, moins vous risquez de vous retrouver dans ce genre de situation. Par ailleurs, le site de WWOOF France permet désormais aux WWOOFeurs de laisser des commentaires suite à leur séjour. La page Facebook de l’association permet également de lire certains retours d’expériences de WWOOFeurs.

En cas d’abus ou de non-respect de sa charte, l’association WWOOF France fait une enquête, entend les parties et peut engager une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la radiation de l’hôte (une vingtaine par an) [ou du WWOOFeur ] » (ndlr).

Sachez également que l’inverse peut se produire si vous ne respectez pas le contrat moral, à l’image de ce WWOOFeur qui passait ses nuits à jouer au poker en ligne, et qui bien sûr ne pouvait être opérationnel au chant du coq.

Extrait tiré du livre Carnets de WWOOFing, de Jean-Jacques Fasquel, éditions Terre vivante

96 pages – 10 € – coll. Champs d’action – éd. Terre vivante

En librairies, magasins bio, jardineries et sur boutique.terrevivante.org

Pour en savoir plus : 
- Qui contacter en cas de mauvaise expérience ?
- Quelle est la politique de commentaires de WWOOF France ?

Première expérience de WWOOFing : le trajet, l’arrivée et la rencontre

Après les échanges virtuels avec votre hôte, vient l’heure de la véritable rencontre. Jean-Jacques Fasquel, WWOOFeur confirmé et auteur du livre « Carnets de WWOOFing », chez Terre Vivante, revient sur ces premières minutes.

« Les premières heures sont les heures des premières fois, comme un enfant, on regarde, on écoute, on reproduit, on s’adapte. »

« C’est le jour J ! Il vous faut rejoindre la ferme de votre hôte. Si vous possédez un véhicule, le trajet ne sera qu’une formalité. En revanche, si vous utilisez les transports en commun (train, bus, covoiturage, autostop), il vous faudra anticiper un peu plus et vous coordonner avec votre hôte, surtout s’il a proposé de venir vous chercher à la gare ou dans une ville proche de la ferme. Pour optimiser leurs déplacements, certains hôtes vous donneront parfois rendez-vous dans un village ou une ville, à l’occasion d’un marché. Ils pourront également profiter d’une livraison ou d’un achat en ville pour vous récupérer.

L’arrivée, la rencontre

Roulements de tambour ! Vous êtes sur le point de toquer à la porte de la ferme ? Votre hôte se dirige vers vous dans le hall de la gare ? Cette première rencontre est un moment important. Vous ne serez pas forcément très à l’aise, mais chacun va tout faire pour briser la glace rapidement. Si votre hôte est venu vous chercher en voiture, le trajet de retour est l’occasion de commencer à se présenter et à s’apprivoiser. Ne soyez pas timide, votre nouveau compagnon est sûrement tout aussi impressionné que vous. Ce n’est pas un entretien d’embauche, alors montrez-vous ouvert, détendu, rassurant, parlez de ce que vous savez faire, de vos autres expériences, de ce qu’il vous plaît…

Vous allez enfin découvrir la ferme qui a fait l’objet de vos projections depuis quelques temps. Vous aurez droit à un tour du propriétaire plus ou moins long… A moins que ce ne soit l’heure de la traite, par exemple, et que l’on vous propose de vous mettre tout de suite en tenue pour profiter de ce premier grand moment. A la ferme, c’est l’activité, les animaux, la météo, les impondérables qui donnent le tempo. Les premières heures sont les heures des premières fois, comme un enfant, on regarde, on écoute, on reproduit, on s’adapte. A votre arrivée, votre hôte vous fera également signer la déclaration sur l’honneur de WWOOF France qui fixe le contrat moral des modalités du séjour. »

Extrait du livre de Jean-Jacques Fasquel, « Carnets de wwoofing », éditions Terre Vivante

3 bons conseils à suivre pour concrétiser son séjour de WWOOFing

Une fois adhérent à l’association WWOOF France, à vous d’entrer en relation avec les hôtes membres. Photo de profil, emails sincères et personnalisés, recherches parmi les nouveaux hôtes… Revue de conseils pour les nouveaux WWOOFeurs.

Jacky et Guillaume, deux WWOOFeurs discutent avec Leni, hôte en Dordogne.
  • Soigner sa photo de profil. Avant d’ouvrir les portes de leur ferme et de leur foyer, nos hôtes vont regarder votre profil. Et il est plus rassurant de connaitre le visage de celui ou celle qu’on va accueillir. Prendre le temps d’ajouter une photo de vous pour remplacer l’avatar par défaut est un gros plus. Evitez les photos d’identité – trop normées et au sourire proscrit – et préférez une photo de vous au naturel.
  • Personnaliser sa demande. En tant que WWOOFeur, vous pouvez envoyer jusqu’à 10 demandes de WWOOFing par jour. La tentation de l’email type et du copier-coller est grande… et souvent improductive. Les hôtes sont très sollicités en été et privilégient souvent les WWOOFeurs véritablement intéressés par leur choix de vie et leurs activités. Alors soyez sincère dans votre démarche : expliquez pourquoi vous avez choisi cette ferme plutôt qu’une autre (type d’activité agricole, de mode de vie en famille ou en collectif, vision du monde…) : gain de temps pour tout le monde assuré.
  • Contacter les nouveaux hôtes WWOOF France. Selon leur date d’adhésion à l’association WWOOF France, leur profil affiche parfois peu, voir aucun commentaire. Ces nouveaux hôtes reçoivent donc parfois moins de demandes que d’autres. N’hésitez pas à les contacter et à devenir, peut-être, leur premier WWOOFeur. Consulter la liste des nouveaux hôtes WWOOF France

Au moment de préparer son sac pour partir en WWOOFing, faire simple et pratique

Boucler son sac, c’est déjà se préparer pour l’aventure. Jean-Jacques Fasquel, WWOOFeur confirmé et auteur du livre « Carnets de WWOOFing », nous glisse quelques conseils avant le départ.

Pour le matériel un peu spécifique, il y a de grandes chances que vos hôtes vous équipent eux-même sur place. Passer un coup de téléphone permettra certainement de ne pas charger son sac pour rien…

« Certes, vous avez l’habitude de faire votre sac pour partir en voyage, mais ce séjour est un peu atypique. Prévoyez des tenues de travail qui ne craignent rien (pantalon, short, T-shirt) et des chaussures solides (de marche, voire de sécurité, c’est à dire avec une coque pour vous prémunir contre les accidents). Pensez également à une veste de pluie, une paire de gants de travail et, si vous avez de la place, une paire de bottes. En général, votre hôte les mettra à votre disposition, mais il est toujours plus confortable d’avoir un équipement parfaitement à sa taille.

Pour le reste des vêtements, ne vous chargez pas trop, car la plupart du temps vous pourrez faire des lessives sur place (à vérifier tout de même avant le départ).

Un bon chapeau, une casquette et de la crème solaire sont recommandés pour l’été. Quand on prend un coup de soleil à la plage c’est embêtant, mais quand on doit retourner aux champs le lendemain, c’est nettement plus désagréable. (…)

Au fond de mon sac, je glisse également quelques petites douceurs pour moi : une plaque de chocolat, un paquet de gâteaux, des fruits secs. Quand on est gourmands ou qu’on a un coup de mou, il est mieux de dévorer ses propres confiseries que d’aller vider le placard de ses hôtes, d’autant que la première épicerie sera parfois à des kilomètres de votre lieu de WWOOFing. Bien que j’emporte également quelques livres à lire et films à visionner, ils restent le plus souvent au fond de mon sac, car le bon air et la fatigue des travaux des champs me font m’endormir comme un bébé, aussi bien lors de la sieste (assez souvent pratiquée par les hôtes) que le soir.

J’amène également la plupart du temps un petit cadeau personnel à mes hôtes (un petit pot de miel de mon jardin, un pot de confiture maison, un livre que j’ai apprécié, un cadeau pour les enfants si je sais qu’ils en ont…) ».

Extrait du livre de Jean-Jacques Fasquel, « Carnets de wwoofing », éditions Terre Vivante

Voir le site des éditions Terre Vivante