Un papier et un crayon : jeu-concours « Dessine ton été de WWOOF »

Du 8 juillet au 8 septembre 2019, WWOOF France organise un concours de dessins ouvert à tous les membres de l’association. 

Pour participer :

  • Observe et raconte ton expérience en dessin sur le thème : « Mon été de WWOOF »
  • Envoie la photo d’un dessin (surtout pas l’original) réalisé sur papier ou carnet de croquis à hello@wwoof.fr en précisant « Mon été de WWOOF » en objet, avant le 8 septembre 2019
  • Ajoute un court texte de présentation dans ton email
  • Précise ton nom et prénom ainsi que l’email lié à ton compte WWOOF France
  • Les meilleurs seront publiés sur le compte Instagram de WWOOF France tout au long de l’été
  • Concours réservé aux membres de l’association WWOOF France au moment de la réception du dessin

Les prix :

  • 1er prix : un voyage en train pour aller WWOOFer dans un autre pays d’Europe (bon d’achat SNCF d’une valeur de 250 euros + une adhésion d’un an à un autre pays du réseau WWOOF Europe)
  • 2e prix et 3e prix : un voyage en train pour aller WWOOFer dans un autre pays d’Europe (bon d’achat SNCF d’une valeur de 150 euros + une adhésion à un autre pays du réseau WWOOF Europe)
  • 4e au 7e prix : une adhésion d’un an offerte à WWOOF France, et de petites surprises de WWOOF dans votre boîte aux lettres.

Julia, éleveuse de cochons bio en Bourgogne « Transmettre une pratique encore rare »

Formée grâce au WWOOFing, Julia partage maintenant son temps entre son élevage de cochons bios et sa production de pâtes fraîches. Elle accueille des WWOOFeurs curieux et motivés pour transmettre à son tour ses techniques.

« Le WWOOFing s’est alors ouvert à moi comme un volet formateur de mon parcours. »

J’ai 37 ans, je vis près de Cluny (71) et je suis aujourd’hui hôte WWOOF éleveuse de cochons bios et paysanne pastière : c’est à dire qu’une semaine sur deux je propose du porc (50 cochons/an) en côtelettes, charcuterie sèche, terrines… et l’autre semaine des pâtes fraîches.

J’ai toujours été très proche de la nature, mais étant très mauvaise en maths j’ai préféré suivre une filière littéraire plutôt que des études en environnement. Je me suis tournée vers une fac de socio parce que je pensais que c’était la meilleure façon d’aborder les études d’assistante sociale… mais après quelques années en tant que telle sur ma région, j’ai perdu mes illusions…

De là, coûte que coûte, j’ai décidé de faire le métier qui me plairait vraiment et ai choisi de passer mon BPREA* : le WWOOFing s’est alors ouvert à moi comme un volet formateur de mon parcours. Quelques années avant même la création de l’antenne nationale française, j’avais déjà vu un reportage sur le WWOOFing et j’avais trouvé ça génial ! J’ai donc été WWOOFeuse avant d’être hôte.

Pour valider mon diplôme, approfondir ma formation, j’ai effectué trois séjours chez des hôtes WWOOF éleveurs de porcs, puis en entreprise, en Italie, chez des paysans pastiers (producteurs de pâtes) qui m’ont apporté la pratique essentielle qu’il manquait à cette belle théorie : à mes yeux c’est un système de transmission de savoirs très précieux. Surtout, l’élevage de porcs bios étant très rare, c’est vraiment grâce au WWOOFing que j’ai pu acquérir de l’expérience dans cette niche et quantifier le travail que ce métier demandait : donnée inestimable !

Depuis maintenant 4 ans c’est à mon tour d’accueillir même si je rêve encore de repartir en WWOOFing découvrir la vie d’estive notamment… J’accueille de préférence des personnes ayant un projet d’installation, des personnes curieuses pour partager des centres d’intérêts communs, débattre sur l’actualité, parler de littérature ou bien échanger sur la faune et la flore lors de balades car le WWOOFing est aussi à mes yeux un enrichissement mutuel inépuisable si tant est qu’on se soit bien trouvés !

* Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole en productions animales ou horticoles

Découvrir le profil d’hôte de Julia

Au moment de préparer son sac pour partir en WWOOFing, faire simple et pratique

Boucler son sac, c’est déjà se préparer pour l’aventure. Jean-Jacques Fasquel, WWOOFeur confirmé et auteur du livre « Carnets de WWOOFing », nous glisse quelques conseils avant le départ.

Pour le matériel un peu spécifique, il y a de grandes chances que vos hôtes vous équipent eux-même sur place. Passer un coup de téléphone permettra certainement de ne pas charger son sac pour rien…

« Certes, vous avez l’habitude de faire votre sac pour partir en voyage, mais ce séjour est un peu atypique. Prévoyez des tenues de travail qui ne craignent rien (pantalon, short, T-shirt) et des chaussures solides (de marche, voire de sécurité, c’est à dire avec une coque pour vous prémunir contre les accidents). Pensez également à une veste de pluie, une paire de gants de travail et, si vous avez de la place, une paire de bottes. En général, votre hôte les mettra à votre disposition, mais il est toujours plus confortable d’avoir un équipement parfaitement à sa taille.

Pour le reste des vêtements, ne vous chargez pas trop, car la plupart du temps vous pourrez faire des lessives sur place (à vérifier tout de même avant le départ).

Un bon chapeau, une casquette et de la crème solaire sont recommandés pour l’été. Quand on prend un coup de soleil à la plage c’est embêtant, mais quand on doit retourner aux champs le lendemain, c’est nettement plus désagréable. (…)

Au fond de mon sac, je glisse également quelques petites douceurs pour moi : une plaque de chocolat, un paquet de gâteaux, des fruits secs. Quand on est gourmands ou qu’on a un coup de mou, il est mieux de dévorer ses propres confiseries que d’aller vider le placard de ses hôtes, d’autant que la première épicerie sera parfois à des kilomètres de votre lieu de WWOOFing. Bien que j’emporte également quelques livres à lire et films à visionner, ils restent le plus souvent au fond de mon sac, car le bon air et la fatigue des travaux des champs me font m’endormir comme un bébé, aussi bien lors de la sieste (assez souvent pratiquée par les hôtes) que le soir.

J’amène également la plupart du temps un petit cadeau personnel à mes hôtes (un petit pot de miel de mon jardin, un pot de confiture maison, un livre que j’ai apprécié, un cadeau pour les enfants si je sais qu’ils en ont…) ».

Extrait du livre de Jean-Jacques Fasquel, « Carnets de wwoofing », éditions Terre Vivante

Voir le site des éditions Terre Vivante

Recette de WWOOF : apprendre à cuisiner un pesto d’orties

WWOOFeuse expérimentée, Cécile partage ce qu’elle apprend sur son blog En Mode Végétal. Dans son dernier post, elle nous donne la recette du Pesto d’Orties.

Pourquoi vouloir cuisiner des orties ?!

« D’abord, c’est une plante sauvage qui pousse un peu partout, mais elle est souvent mal aimée (elle pique ! ça ne l’aide pas). Les orties, une plante très riche nutritionnellement ! Très bon diurétique, l’ortie est riche en vitamines, et en fer, calcium, magnésium notamment… » Lire la suite et voir la recette sur le blog de Cécile.

Repiquage des semis : les bons gestes de Rémi, hôte-maraîcher dans le Tarn

Faut-il tasser la terre ? A quelle profondeur placer la jeune pousse ? Doit-on les sélectionner ? En 8 ans d’accueil de WWOOFeurs, Rémi, hôte-maraîcher dans le Tarn, a eu à répondre à ces questions plus d’une fois. Infatiguable, il continue de partager ses conseils en vidéo… Où l’on peut voir que le bon geste s’acquiert en pratiquant.

Voir son profil d’hôte

WWOOFing et famille : conseils à la source

Plus de 500 hôtes acceptent de recevoir des WWOOFeurs en famille. Une belle idée qui pose des questions d’organisation. Retour d’expériences d’hôtes et de WWOOFeurs.

Lola et Fabien, hôte-maraîchers et parents de 2 enfants

« Nous avons des enfants, et c’est parfois plus simple de se comprendre avec des familles. »

Nous sommes dans le réseau WWOOF France depuis presque un an. L’été dernier nous avons accueilli deux familles.

WF : Pourquoi ce choix ?

Nous avons des enfants, et c’est parfois plus simple de se comprendre avec des familles : chacun a son propre centre de gravité, ça peut-être plus facile de trouver sa place que pour un WWOOFeur qui vient seul.

WF : Comment s’est organisée la vie quotidienne sur place ?

Chacune des familles était autonome au niveau du couchage. Nous avons pourtant ce qu’il faut mais ils sont arrivés soit en caravane, soit en camion aménagé. La première famille nous aidait le matin, allait visiter le coin les après-midis et en profitait pour dîner tous les soirs à l’extérieur. L’autre famille préférait rester la journée avec nous, et nous prenions tous nos repas ensemble. A chaque fois, ce fût des séjours courts, d’une semaine environ.

WF : Est-ce que ça ne fait pas beaucoup de monde à nourrir d’un coup ?

Les repas étaient simples et on a l’habitude de cuisiner pour des grandes tablées alors ce ne sont pas quelques estomacs d’enfants qui vont grever notre budget ! Bon, c’est vrai que nous n’avons encore jamais eu d’ado à table ;)…

WF : Et côté gestion des enfants dans l’espace de la ferme ?

Nous sommes sur une grande parcelle fermée, les enfants peuvent se déplacer librement. Parfois, je choisissais de faire une chose à laquelle un enfant pouvait participer, comme de la peinture par exemple. Mais ce qu’ils aimaient surtout, c’était s’occuper des poules !

Visiter le profil de la ferme de T.A.N.G.A

Adrien et sa fille Eva, une semaine de WWOOFing dans le Perche

« On participait à toutes les tâches du quotidien. »

WF : WWOOFer en vacances avec ta fille, d’où t’est venue cette idée ?

Je cherchais d’abord une immersion totale à la campagne avec ma fille de 6 ans, et non pas des vacances pas chères (mais finalement, ça a aussi été le cas !). J’étais là pour le plaisir d’être en plein air et d’aider la famille de maraîchers qui nous a accueillis dans le Perche. Ils avaient 3 jeunes enfants et ma fille a pu un peu participer, comme l’aurait fait une petite de la ferme, à ramasser les œufs et nourrir les poules.

WF : Comment s’est organisée la vie quotidienne ?

Nous sommes venus en camion aménagé donc nous étions autonomes sur le couchage. Mais nous prenions tous nos repas ensemble avec la famille qui nous accueillait, du petit-déj au repas du soir. On participait à toutes les tâches du quotidien : on allait “cueillir les courses” dans le jardin, on faisait un peu de troc avec l’éleveur d’à-côté pour la viande. Pour la cuisine et la vaisselle, c’était à tour de rôle, ça se faisait naturellement.

WF : Ta fille a t-elle réussi à s’adapter facilement ?

Sans aucun problème ! Bien sûr, tout n’est pas comme à la maison : nous qui avons l’habitude des baguettes bien blanches, on a mangé du pain de campagne qui se garde longtemps. Personne ne m’empêchait d’aller à la boulangerie du coin si je n’étais pas content ! Mais l’état d’esprit c’est quand même de se laisser embarquer par la vie de la ferme, pas de chercher à appliquer son fonctionnement habituel.

WF : Mais comment s’occuper d’un enfant tout en WWOOFant quand on est une famille monoparentale ?

Quand elle n’était pas avec les poules ou le chien qu’elle rêverait d’avoir, Eva jouait avec ses crayons de couleurs et ses jeux mais aussi avec la famille… elle sait s’occuper. Il y a certainement eu quelques moments d’ennui pour elle, mais d’un point de vue éducatif, je trouve ça bien qu’elle rêvasse un peu.

Thierry, hôte en Ardèche et père de 3 enfants

« Pour que ça marche, mieux vaut avoir des enfants autonomes, à partir de 7 ou 8 ans. »

WF : Après de nombreux accueils de WWOOFeurs en famille, tu as choisi d’arrêter, pourquoi ?

Oui, car accueillir une famille demande naturellement plus de temps que l’accueil d’un WWOOFeur seul : aujourd’hui nos projets sont bien lancés et ne nous permettent plus d’être aussi disponibles.

WF : Quelle expérience en retires-tu ?

Avec la ferme, on a pas trop l’occasion de partir, alors avec le WWOOFing, c’est le monde qui vient à nous ! Nous avons trois enfants qui suivent l’école à la maison, et ma femme est accompagnatrice à la natalité… c’est donc tout naturellement que nous avons reçu plein de familles. Tous les profils sont passés à la maison. A chaque fois ce fût des rencontres singulières. Un de nos premiers WWOOFeurs est même devenu le parrain d’un de mes enfants.

WF : Tu as des conseils à donner pour que tout se passe bien ?

Pour que ça marche, mieux vaut avoir des enfants autonomes, à partir de 7 ou 8 ans. Il faut aussi que la relation avec les parents soit bonne : que les enfants les écoutent suffisamment, qu’ils ne soient pas obligés de crier. Il faut aussi avoir conscience que le WWOOFing en famille ça complique les paramètres d’accueil : rythme, goût pour la nourriture de la campagne, logistique… et ce qui est naturel pour nos enfants à la campagne – se faire griffer par une ronce ou chatouiller par une bestiole – peut devenir un événement parfois très dur à gérer pour un petit citadin. Et surtout, il ne faut pas être pris par des impératifs de production, être relax.

Anne-Laure, hôte en Bretagne

« Les familles de WWOOFeurs
participent aussi à la vie quotidienne. »

Avec Gilles, on accueille au moins 3 ou 4 familles de WWOOFeurs par an, depuis plusieurs années.

WF : Une famille, ça complexifie l’accueil, pourquoi fais-tu ça ?

Je viens de l’éducation populaire, j’aime transmettre et surtout j’aime l’idée de passer des vacances à apprendre et non pas à consommer. Les familles qui viennent en WWOOFing chez nous sont sur la même longueur d’onde, cela fait qu’on se comprend très vite.

WF : Et concrètement, comment ça s’organise ?

Le parent donne un coup de main au jardin pendant que les enfants partent à l’aventure avec les miens qui ont une dizaine d’années. Il faut qu’ils soient assez grands pour ça bien sûr. Les familles de WWOOFeurs participent aussi à la vie quotidienne : ils font quelques courses de temps en temps, aident à la préparation du repas, à mettre la table, etc… Tout s’équilibre très naturellement.

WF : Donnes-tu des consignes à l’arrivée ?

Bien avant ! J’envoie toujours un petit document après le premier contact pour être bien claire. J’y récapitule nos règles de gestion de l’eau, les tâches attendues de la part des parents selon les saisons, l’organisation des repas… Par exemple, nous prenons nos repas ensemble à midi mais pas systématiquement les soirs afin de se préserver des moments en famille. Il faut dire que l’été, la cuisine de notre petit éco-camping permet aux familles d’être autonomes à certains moments.

WF : Et tu n’as jamais eu de mauvaises expériences ?

Une seule si. Cet hiver, une maman et sa fille qui sont venues et reparties le lendemain sans rien dire, même pas au-revoir… On se demande toujours ce qui lui pris ! Va savoir…

Visiter le profil de l’Eco Domaine Le Bois du Barde


Un accueil réglementé

  • Il faut être majeur et avoir adhéré à l’association pour être WWOOFeur.
  • A ce titre, un enfant ne peut bien sûr pas être considéré comme un WWOOFeur.
  • Si il peut accompagner et participer à certaines activités, cela doit se faire en accord avec l’hôte, et bien sûr sous la responsabilité de ses parents.

“Vous souhaitez partager vos conseils et expériences de WWOOFing en famille ? N’hésitez pas à nous écrire à hello@wwoof.fr, nous vous recontacterons pour recueillir vos témoignages. ”