L’automne au jardin : de l’engrais vert pour préparer les sols

Fabrice et Denis, hôtes dans l’Allier partagent leurs expériences de maraîchage biologique en sol vivant sur leur blog. A l’entrée de l’automne, ils sèment de l’engrais vert afin d’enrichir la terre en vue des prochaines cultures.

Lire l’article sur leur blog

Voir le profil d’hôtes de l’éco-jardin des Grivauds

Perfectionner le réseau : les abus ou erreurs de casting

Devenir hôte WWOOF France n’est pas automatique. Seule une candidature sur deux est acceptée sur la base des principes de la charte du WWOOFing. Pour préserver le coeur et l’esprit du projet associatif, WWOOF France met un point d’honneur à repérer les abus – côté et hôte et WWOOFeurs – quand ils se présentent. Dans son livre « Carnets de WWOOFing« , Jean-Jacques Fasquel, WWOOFeur aguerri, revient sur ces erreurs de casting.

« En cas d’abus ou de non-respect de sa charte, l’association WWOOF France fait une enquête, entend les parties et peut engager une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la radiation de l’hôte [ou du WWOOFeur ] » (ndlr)

« Vous avez peut-être entendu parler de mauvaises expériences de WWOOFing. Même si elles sont sommes toutes assez rares, elles existent.

Si vous êtes confronté à une situation qui ne correspond pas aux principes du WWOOFing ou à ce que vous avez convenu en amont, si les tâches qui vous sont proposées ne vous conviennent pas, vous paraissent trop répétitives, trop physiques ou trop longues, parlez-en rapidement à votre hôte. En cas d’abus caractérisé, n’hésitez pas à contacter WWOOF France, qui peut faire office de médiateur, et sachez mettre fin à un séjour si une solution ne peut être trouvée.

Plus vous aurez discuté en amont avec votre hôte, moins vous risquez de vous retrouver dans ce genre de situation. Par ailleurs, le site de WWOOF France permet désormais aux WWOOFeurs de laisser des commentaires suite à leur séjour. La page Facebook de l’association permet également de lire certains retours d’expériences de WWOOFeurs.

En cas d’abus ou de non-respect de sa charte, l’association WWOOF France fait une enquête, entend les parties et peut engager une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la radiation de l’hôte (une vingtaine par an) [ou du WWOOFeur ] » (ndlr).

Sachez également que l’inverse peut se produire si vous ne respectez pas le contrat moral, à l’image de ce WWOOFeur qui passait ses nuits à jouer au poker en ligne, et qui bien sûr ne pouvait être opérationnel au chant du coq.

Extrait tiré du livre Carnets de WWOOFing, de Jean-Jacques Fasquel, éditions Terre vivante

96 pages – 10 € – coll. Champs d’action – éd. Terre vivante

En librairies, magasins bio, jardineries et sur boutique.terrevivante.org

Pour en savoir plus : 
- Qui contacter en cas de mauvaise expérience ?
- Quelle est la politique de commentaires de WWOOF France ?

Un papier et un crayon : jeu-concours « Dessine ton été de WWOOF »

Du 8 juillet au 8 septembre 2019, WWOOF France organise un concours de dessins ouvert à tous les membres de l’association. 

Pour participer :

  • Observe et raconte ton expérience en dessin sur le thème : « Mon été de WWOOF »
  • Envoie la photo d’un dessin (surtout pas l’original) réalisé sur papier ou carnet de croquis à hello@wwoof.fr en précisant « Mon été de WWOOF » en objet, avant le 8 septembre 2019
  • Ajoute un court texte de présentation dans ton email
  • Précise ton nom et prénom ainsi que l’email lié à ton compte WWOOF France
  • Les meilleurs seront publiés sur le compte Instagram de WWOOF France tout au long de l’été
  • Concours réservé aux membres de l’association WWOOF France au moment de la réception du dessin

Les prix :

  • 1er prix : un voyage en train pour aller WWOOFer dans un autre pays d’Europe (bon d’achat SNCF d’une valeur de 250 euros + une adhésion d’un an à un autre pays du réseau WWOOF Europe)
  • 2e prix et 3e prix : un voyage en train pour aller WWOOFer dans un autre pays d’Europe (bon d’achat SNCF d’une valeur de 150 euros + une adhésion à un autre pays du réseau WWOOF Europe)
  • 4e au 7e prix : une adhésion d’un an offerte à WWOOF France, et de petites surprises de WWOOF dans votre boîte aux lettres.

Julia, éleveuse de cochons bio en Bourgogne « Transmettre une pratique encore rare »

Formée grâce au WWOOFing, Julia partage maintenant son temps entre son élevage de cochons bios et sa production de pâtes fraîches. Elle accueille des WWOOFeurs curieux et motivés pour transmettre à son tour ses techniques.

« Le WWOOFing s’est alors ouvert à moi comme un volet formateur de mon parcours. »

J’ai 37 ans, je vis près de Cluny (71) et je suis aujourd’hui hôte WWOOF éleveuse de cochons bios et paysanne pastière : c’est à dire qu’une semaine sur deux je propose du porc (50 cochons/an) en côtelettes, charcuterie sèche, terrines… et l’autre semaine des pâtes fraîches.

J’ai toujours été très proche de la nature, mais étant très mauvaise en maths j’ai préféré suivre une filière littéraire plutôt que des études en environnement. Je me suis tournée vers une fac de socio parce que je pensais que c’était la meilleure façon d’aborder les études d’assistante sociale… mais après quelques années en tant que telle sur ma région, j’ai perdu mes illusions…

De là, coûte que coûte, j’ai décidé de faire le métier qui me plairait vraiment et ai choisi de passer mon BPREA* : le WWOOFing s’est alors ouvert à moi comme un volet formateur de mon parcours. Quelques années avant même la création de l’antenne nationale française, j’avais déjà vu un reportage sur le WWOOFing et j’avais trouvé ça génial ! J’ai donc été WWOOFeuse avant d’être hôte.

Pour valider mon diplôme, approfondir ma formation, j’ai effectué trois séjours chez des hôtes WWOOF éleveurs de porcs, puis en entreprise, en Italie, chez des paysans pastiers (producteurs de pâtes) qui m’ont apporté la pratique essentielle qu’il manquait à cette belle théorie : à mes yeux c’est un système de transmission de savoirs très précieux. Surtout, l’élevage de porcs bios étant très rare, c’est vraiment grâce au WWOOFing que j’ai pu acquérir de l’expérience dans cette niche et quantifier le travail que ce métier demandait : donnée inestimable !

Depuis maintenant 4 ans c’est à mon tour d’accueillir même si je rêve encore de repartir en WWOOFing découvrir la vie d’estive notamment… J’accueille de préférence des personnes ayant un projet d’installation, des personnes curieuses pour partager des centres d’intérêts communs, débattre sur l’actualité, parler de littérature ou bien échanger sur la faune et la flore lors de balades car le WWOOFing est aussi à mes yeux un enrichissement mutuel inépuisable si tant est qu’on se soit bien trouvés !

* Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole en productions animales ou horticoles

Découvrir le profil d’hôte de Julia

Au moment de préparer son sac pour partir en WWOOFing, faire simple et pratique

Boucler son sac, c’est déjà se préparer pour l’aventure. Jean-Jacques Fasquel, WWOOFeur confirmé et auteur du livre « Carnets de WWOOFing », nous glisse quelques conseils avant le départ.

Pour le matériel un peu spécifique, il y a de grandes chances que vos hôtes vous équipent eux-même sur place. Passer un coup de téléphone permettra certainement de ne pas charger son sac pour rien…

« Certes, vous avez l’habitude de faire votre sac pour partir en voyage, mais ce séjour est un peu atypique. Prévoyez des tenues de travail qui ne craignent rien (pantalon, short, T-shirt) et des chaussures solides (de marche, voire de sécurité, c’est à dire avec une coque pour vous prémunir contre les accidents). Pensez également à une veste de pluie, une paire de gants de travail et, si vous avez de la place, une paire de bottes. En général, votre hôte les mettra à votre disposition, mais il est toujours plus confortable d’avoir un équipement parfaitement à sa taille.

Pour le reste des vêtements, ne vous chargez pas trop, car la plupart du temps vous pourrez faire des lessives sur place (à vérifier tout de même avant le départ).

Un bon chapeau, une casquette et de la crème solaire sont recommandés pour l’été. Quand on prend un coup de soleil à la plage c’est embêtant, mais quand on doit retourner aux champs le lendemain, c’est nettement plus désagréable. (…)

Au fond de mon sac, je glisse également quelques petites douceurs pour moi : une plaque de chocolat, un paquet de gâteaux, des fruits secs. Quand on est gourmands ou qu’on a un coup de mou, il est mieux de dévorer ses propres confiseries que d’aller vider le placard de ses hôtes, d’autant que la première épicerie sera parfois à des kilomètres de votre lieu de WWOOFing. Bien que j’emporte également quelques livres à lire et films à visionner, ils restent le plus souvent au fond de mon sac, car le bon air et la fatigue des travaux des champs me font m’endormir comme un bébé, aussi bien lors de la sieste (assez souvent pratiquée par les hôtes) que le soir.

J’amène également la plupart du temps un petit cadeau personnel à mes hôtes (un petit pot de miel de mon jardin, un pot de confiture maison, un livre que j’ai apprécié, un cadeau pour les enfants si je sais qu’ils en ont…) ».

Extrait du livre de Jean-Jacques Fasquel, « Carnets de wwoofing », éditions Terre Vivante

Voir le site des éditions Terre Vivante

Recette de WWOOF : apprendre à cuisiner un pesto d’orties

WWOOFeuse expérimentée, Cécile partage ce qu’elle apprend sur son blog En Mode Végétal. Dans son dernier post, elle nous donne la recette du Pesto d’Orties.

Pourquoi vouloir cuisiner des orties ?!

« D’abord, c’est une plante sauvage qui pousse un peu partout, mais elle est souvent mal aimée (elle pique ! ça ne l’aide pas). Les orties, une plante très riche nutritionnellement ! Très bon diurétique, l’ortie est riche en vitamines, et en fer, calcium, magnésium notamment… » Lire la suite et voir la recette sur le blog de Cécile.