3 bons conseils à suivre pour concrétiser son séjour de WWOOFing

Une fois adhérent à l’association WWOOF France, à vous d’entrer en relation avec les hôtes membres. Photo de profil, emails sincères et personnalisés, recherches parmi les nouveaux hôtes… Revue de conseils pour les nouveaux WWOOFeurs.

Jacky et Guillaume, deux WWOOFeurs discutent avec Leni, hôte en Dordogne.
  • Soigner sa photo de profil. Avant d’ouvrir les portes de leur ferme et de leur foyer, nos hôtes vont regarder votre profil. Et il est plus rassurant de connaitre le visage de celui ou celle qu’on va accueillir. Prendre le temps d’ajouter une photo de vous pour remplacer l’avatar par défaut est un gros plus. Evitez les photos d’identité – trop normées et au sourire proscrit – et préférez une photo de vous au naturel.
  • Personnaliser sa demande. En tant que WWOOFeur, vous pouvez envoyer jusqu’à 10 demandes de WWOOFing par jour. La tentation de l’email type et du copier-coller est grande… et souvent improductive. Les hôtes sont très sollicités en été et privilégient souvent les WWOOFeurs véritablement intéressés par leur choix de vie et leurs activités. Alors soyez sincère dans votre démarche : expliquez pourquoi vous avez choisi cette ferme plutôt qu’une autre (type d’activité agricole, de mode de vie en famille ou en collectif, vision du monde…) : gain de temps pour tout le monde assuré.
  • Contacter les nouveaux hôtes WWOOF France. Selon leur date d’adhésion à l’association WWOOF France, leur profil affiche parfois peu, voir aucun commentaire. Ces nouveaux hôtes reçoivent donc parfois moins de demandes que d’autres. N’hésitez pas à les contacter et à devenir, peut-être, leur premier WWOOFeur. Consulter la liste des nouveaux hôtes WWOOF France

Retour de WWOOFing : la tarte arc-en-ciel, pour préparer des légumes gorgés de soleil

A son retour de WWOOFing, Alexandra partage ce délice pour les papilles et les pupilles. Une recette estivale qui tombe à pic avec tous les beaux légumes de saison que nous offre la nature. Nous l’avons testée à l’asso, à nous de vous la partager.

Faîtes une base de pâte brisée et ajoutez-y du sel de Guérande et des grains de cumin.
Foncez votre moule à tarte.
Coupez vos légumes en tranches et rondelles et disposez-les dans l’ordre qui suit :
– Betteraves crues et/ou Oignons rouge
– Tomates rouge
– Poivrons orange
– Tomates jaune
– Courgettes verte
– Asperges verte
– Thym

Salez et poivrez puis arrosez d’un filet d’huile d’olive.
Enfournez pour 1 heure à 180 °C (selon le four = surveiller).

Servez cette jolie tarte accompagnée d’une salade croquante et d’une vinaigrette à l’estragon et au vinaigre de framboise.

Bon appétit !

Julia, éleveuse de cochons bio en Bourgogne « Transmettre une pratique encore rare »

Formée grâce au WWOOFing, Julia partage maintenant son temps entre son élevage de cochons bios et sa production de pâtes fraîches. Elle accueille des WWOOFeurs curieux et motivés pour transmettre à son tour ses techniques.

« Le WWOOFing s’est alors ouvert à moi comme un volet formateur de mon parcours. »

J’ai 37 ans, je vis près de Cluny (71) et je suis aujourd’hui hôte WWOOF éleveuse de cochons bios et paysanne pastière : c’est à dire qu’une semaine sur deux je propose du porc (50 cochons/an) en côtelettes, charcuterie sèche, terrines… et l’autre semaine des pâtes fraîches.

J’ai toujours été très proche de la nature, mais étant très mauvaise en maths j’ai préféré suivre une filière littéraire plutôt que des études en environnement. Je me suis tournée vers une fac de socio parce que je pensais que c’était la meilleure façon d’aborder les études d’assistante sociale… mais après quelques années en tant que telle sur ma région, j’ai perdu mes illusions…

De là, coûte que coûte, j’ai décidé de faire le métier qui me plairait vraiment et ai choisi de passer mon BPREA* : le WWOOFing s’est alors ouvert à moi comme un volet formateur de mon parcours. Quelques années avant même la création de l’antenne nationale française, j’avais déjà vu un reportage sur le WWOOFing et j’avais trouvé ça génial ! J’ai donc été WWOOFeuse avant d’être hôte.

Pour valider mon diplôme, approfondir ma formation, j’ai effectué trois séjours chez des hôtes WWOOF éleveurs de porcs, puis en entreprise, en Italie, chez des paysans pastiers (producteurs de pâtes) qui m’ont apporté la pratique essentielle qu’il manquait à cette belle théorie : à mes yeux c’est un système de transmission de savoirs très précieux. Surtout, l’élevage de porcs bios étant très rare, c’est vraiment grâce au WWOOFing que j’ai pu acquérir de l’expérience dans cette niche et quantifier le travail que ce métier demandait : donnée inestimable !

Depuis maintenant 4 ans c’est à mon tour d’accueillir même si je rêve encore de repartir en WWOOFing découvrir la vie d’estive notamment… J’accueille de préférence des personnes ayant un projet d’installation, des personnes curieuses pour partager des centres d’intérêts communs, débattre sur l’actualité, parler de littérature ou bien échanger sur la faune et la flore lors de balades car le WWOOFing est aussi à mes yeux un enrichissement mutuel inépuisable si tant est qu’on se soit bien trouvés !

* Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole en productions animales ou horticoles

Découvrir le profil d’hôte de Julia

Au moment de préparer son sac pour partir en WWOOFing, faire simple et pratique

Boucler son sac, c’est déjà se préparer pour l’aventure. Jean-Jacques Fasquel, WWOOFeur confirmé et auteur du livre « Carnets de WWOOFing », nous glisse quelques conseils avant le départ.

Pour le matériel un peu spécifique, il y a de grandes chances que vos hôtes vous équipent eux-même sur place. Passer un coup de téléphone permettra certainement de ne pas charger son sac pour rien…

« Certes, vous avez l’habitude de faire votre sac pour partir en voyage, mais ce séjour est un peu atypique. Prévoyez des tenues de travail qui ne craignent rien (pantalon, short, T-shirt) et des chaussures solides (de marche, voire de sécurité, c’est à dire avec une coque pour vous prémunir contre les accidents). Pensez également à une veste de pluie, une paire de gants de travail et, si vous avez de la place, une paire de bottes. En général, votre hôte les mettra à votre disposition, mais il est toujours plus confortable d’avoir un équipement parfaitement à sa taille.

Pour le reste des vêtements, ne vous chargez pas trop, car la plupart du temps vous pourrez faire des lessives sur place (à vérifier tout de même avant le départ).

Un bon chapeau, une casquette et de la crème solaire sont recommandés pour l’été. Quand on prend un coup de soleil à la plage c’est embêtant, mais quand on doit retourner aux champs le lendemain, c’est nettement plus désagréable. (…)

Au fond de mon sac, je glisse également quelques petites douceurs pour moi : une plaque de chocolat, un paquet de gâteaux, des fruits secs. Quand on est gourmands ou qu’on a un coup de mou, il est mieux de dévorer ses propres confiseries que d’aller vider le placard de ses hôtes, d’autant que la première épicerie sera parfois à des kilomètres de votre lieu de WWOOFing. Bien que j’emporte également quelques livres à lire et films à visionner, ils restent le plus souvent au fond de mon sac, car le bon air et la fatigue des travaux des champs me font m’endormir comme un bébé, aussi bien lors de la sieste (assez souvent pratiquée par les hôtes) que le soir.

J’amène également la plupart du temps un petit cadeau personnel à mes hôtes (un petit pot de miel de mon jardin, un pot de confiture maison, un livre que j’ai apprécié, un cadeau pour les enfants si je sais qu’ils en ont…) ».

Extrait du livre de Jean-Jacques Fasquel, « Carnets de wwoofing », éditions Terre Vivante

Voir le site des éditions Terre Vivante

Recette de WWOOF : apprendre à cuisiner un pesto d’orties

WWOOFeuse expérimentée, Cécile partage ce qu’elle apprend sur son blog En Mode Végétal. Dans son dernier post, elle nous donne la recette du Pesto d’Orties.

Pourquoi vouloir cuisiner des orties ?!

« D’abord, c’est une plante sauvage qui pousse un peu partout, mais elle est souvent mal aimée (elle pique ! ça ne l’aide pas). Les orties, une plante très riche nutritionnellement ! Très bon diurétique, l’ortie est riche en vitamines, et en fer, calcium, magnésium notamment… » Lire la suite et voir la recette sur le blog de Cécile.

WWOOFing et vie quotidienne : « La clé, c’est s’adapter »

En dehors des activités agricoles, faire du WWOOFing c’est aussi débarquer dans la vie quotidienne d’une personne, d’une famille ou d’un collectif. Le WWOOFeur trouvera vite sa place en prenant part aux incontournables tâches ménagères. Bref, en appliquant chez son hôte les bonnes vieilles règles de savoir-vivre. Hôtes et WWOOFeurs racontent leurs expériences.

Aline, éleveuse de brebis dans les Alpes

« Je n’ai rien affiché pour rappeler les règles de vie,
je m’attends à ce que les WWOOFeurs participent spontanément, comme le ferait un ami »

« J’ai 58 ans et ce n’est pas toujours facile pour un jeune d’une vingtaine d’années de trouver sa place dans une maisonnée ! Contrairement à la bergerie, où je pilote les activités, je ne donne aucune consigne aux WWOOFeurs concernant la vie quotidienne. En fait, je m’attends à ce qu’ils soient autonomes : qu’ils repèrent où sont les couverts, qu’ils participent d’eux-mêmes à la pluche des légumes pour la soupe… J’apprécie quand ils observent le fonctionnement puis l’appliquent en prenant leurs marques dans la maison. Le conseil c’est de ne pas rester passif, ne pas attendre qu’on nous demande pour participer au quotidien. La plupart d’entre eux le savent d’ailleurs. Avant de partir, ils me demandent un balai, une pelle et une serpillère pour laisser la chambre dans le même état qu’ils l’ont trouvée. Quand le ménage n’a pas été fait, c’est un peu contrariant… ».

Voir le profil de la ferme La Champagne

Frédéric, maraîcher en Ariège

« Pour l’instant je n’ai jamais eu besoin de demander aux WWOOFeurs de participer au quotidien,
ils le font toujours d’eux-mêmes »

« A l’arrivée des WWOOFeurs, je fais un tour du site pour qu’ils aient une vue à 360° du lieu. J’explique par exemple le fonctionnement des toilettes sèches. Mais je ne donne pas de « règles de vie ». Les WWOOFeurs participent d’eux-mêmes au quotidien et tout se passe généralement de façon très fluide. Je fais moi-même la cuisine car j’aime leur offrir de bons repas… Mais si certains veulent le faire de temps en temps, je ne m’y oppose pas. De mon côté, c’est vrai que je m’attends à ce qu’on partage la vaisselle mais je n’ai jamais eu à demander à quelqu’un de le faire jusqu’à maintenant. Il faut dire que je prends le temps d’accueillir des WWOOFeurs vraiment intéressés par ce que je fais, venus avant tout pour découvrir mon travail ».

Voir le profil des Jardins du Canabera

Roseline, horticultrice dans le Vaucluse

« J’explique aux WWOOFeurs ce que j’attends d’eux, comme ça il n’y a pas de malentendus »

« Chez moi, les choses sont très organisées : je tiens à faire moi-même la cuisine aux WWOOFeurs car c’est une façon de les remercier pour leur aide. Je leur fais goûter la cuisine provençale et ça simplifie la gestion de mon frigo : je sais toujours ce qui s’y trouve et sur quoi je peux compter. Pour être bien claire, j’explique aux WWOOFeurs qu’ils doivent mettre la table, remplir les carafes, couper le pain et débarrasser. Je leur demande aussi de balayer la chambre une fois par semaine. Comme ça il n’y a pas de malentendus, on peut alors profiter les uns des autres ».

Voir le profil des Jardins de la rose et du parfumeur

Cécile, en WWOOFing dans le Béarn

« Delphine avait disposé des panneaux de rappel aux endroits stratégiques : amusants et jamais autoritaires,
ils jouaient leur rôle tout en participant à un bon esprit général »

« Chez Delphine et Fabien, j’étais logée dans une jolie caravane. Quand je suis arrivée, le lit était fait, avec des couettes bien chaudes en prévision des nuits fraîches. Pour la vie quotidienne, elle nous a proposé de faire la cuisine chacun notre tour. Avec l’autre WWOOFeuse, son mari Fabien et elle, on s’est répartis les jours et on a cuisiné avec ce qu’il y avait dans le jardin, c’était sympa car chacun a pu faire goûter ses petits plats. La vraie corvée était celle du seau des toilettes sèches car ça ne se fait pas tout seul, il faut régulièrement le vider ! Mais ça s’est organisé très naturellement avec la WWOOFeuse qui était avec moi. Pour la salle de bain, on essayait toujours de laisser l’endroit propre derrière nous. J’ai bien aimé les panneaux de rappel que Delphine avait disposés aux endroits stratégiques : ils étaient amusants et jamais autoritaires, ils jouaient leur rôle et ils participaient à un bon esprit général ».

Voir le profil de la Ferme des médicinales

Victorien, éleveur et maraîcher en Ile-et-Vilaine

« Comme des amis le feraient, les WWOOFeurs prennent soin de l’endroit qu’on leur prête »

« Avec Rémi, on prépare toujours une chambre propre et confortable à nos WWOOFeurs, avec une bonne couette, des draps propres. C’est un espace qui leur est consacré. Nous n’avons jamais eu de mauvaise surprise, le lieu a toujours été rendu comme ils l’ont trouvé : aspirateur passé, salle de bain nettoyée… On entretient souvent des liens avec les WWOOFeurs qui sont passés chez nous donc, comme des amis le feraient, ils prennent soin de l’endroit qu’on leur prête. Il arrive que certains apportent de petits cadeaux en arrivant : il n’y a pas longtemps, une WWOOFeuse polonaise nous a apporté une bouteille de vodka à la fraise ! Mais ce n’est pas du tout systématique ».

Voir le profil de la ferme du Pré de la Rivière

Marie-Paule, en WWOOFing dans le Gard

« On faisait tous quelque chose et comme ça tout le monde était détendu »

« Quand je suis arrivée chez Christophe, il m’a montré la maison, là où j’allais dormir, etc… je me suis tout de suite sentie à l’aise. C’est lui qui faisait la cuisine, et dès que je pouvais, avec le WWOOFeur canadien qui était avec moi, on aidait à mettre le couvert, à faire les courses ou à passer un coup de balai après le repas. Dans la salle de bain, il y avait une éponge pour nettoyer après notre passage pour les suivants. Est-ce qu’on ne fait pas ça chez soi ? On faisait tous quelque chose et comme ça tout le monde était détendu. Alors le soir on avait le temps de discuter (il n’y avait pas de télé). J’ai tellement appris sur l’agriculture biologique avec Christophe que j’y retourne cet été ».

voir le profil du Moulin du Pont d’Alzon

Repiquage des semis : les bons gestes de Rémi, hôte-maraîcher dans le Tarn

Faut-il tasser la terre ? A quelle profondeur placer la jeune pousse ? Doit-on les sélectionner ? En 8 ans d’accueil de WWOOFeurs, Rémi, hôte-maraîcher dans le Tarn, a eu à répondre à ces questions plus d’une fois. Infatiguable, il continue de partager ses conseils en vidéo… Où l’on peut voir que le bon geste s’acquiert en pratiquant.

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